Mitri auprès de Hazim
Le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri, s'est rendu hier à Balamand, auprès du patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Mgr Ignace IV Hazim, avec qui il a eu un entretien portant sur la situation au Liban, ainsi que sur des questions d'ordre ecclésiastique.
Auparavant, M. Mitri avait reçu en son bureau une délégation du Hamas, conduite par M. Ali Baraké, qui a communiqué à son hôte les résultats du dialogue interpalestinien. Dans sa déclaration à la presse, ce dernier a souligné l'attachement du Hamas à une réussite de ce dialogue ainsi qu'à d'« excellentes » relations avec le peuple et l'État libanais. « Nous refusons, a-t-il dit, que les camps palestiniens soient exploités pour nuire à la sécurité et à la stabilité du Liban. Nous sommes des visiteurs dans ce pays où nous avons des droits et des obligations. Nous respectons l'État libanais et nous sommes déterminés à coopérer avec toutes les parties politiques, pour établir les meilleures relations entre les Libanais et les Palestiniens. »
Sison chez Baroud
L'actualité politique a été au centre de l'entretien que le ministre sortant de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a eu hier avec l'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison. M. Baroud devait plus tard recevoir le député Ghassan Moukheiber avec qui il a passé en revue la situation qui prévaut à la prison de Roumieh et les mesures prises par son département pour l'améliorer.
Salloukh suit de près la situation des Libanais du Gabon
Le chef sortant de la diplomatie, Faouzi Salloukh, a suivi hier de près la situation des Libanais installés au Gabon, consécutivement aux incidents de sécurité qui se sont produits dans ce pays, à la suite de la publication des résultats des élections présidentielles. Il est ainsi resté en contact permanent avec l'ambassadrice du Liban dans ce pays d'Afrique, Micheline Baz, qui lui a fait un rapport détaillé de l'évolution de la situation. Selon Mme Baz, aucun Libanais n'a été blessé par les troubles, mais certains ont eu leurs établissements de commerce endommagés.
Sur un autre plan, le ministre a reçu la visite de l'ambassadrice de Colombie, Rida Mariette Salamé, avec qui il s'est mis d'accord sur un appui réciproque libano-colombien aux candidatures des deux pays dans les instances internationales. Mme Salamé a tenu ensuite une réunion avec le secrétaire général du palais Bustros, William Habib, avec qui elle a discuté des projets écologiques que la colonie colombienne compte exécuter au Liban.
Avec l'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo, M. Habib a passé en revue les résultats de la récente visite du chef de la diplomatie européenne au Liban, Javier Solana, alors que M. Salloukh discutait avec l'ambassadeur de Turquie, Serdar Kiliç,
des moyens de renforcer
le cadre légal de la coopération entre le Liban et la Turquie.
Tournée de Taymour Joumblatt à Hasbaya et Rachaya
Le fils du chef du PSP, Walid Joumblatt, Taymour, a effectué hier une tournée à Hasbaya et à Rachaya où il a rendu visite au ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Waël Abou Faour, au député Antoine Saad et à un des cadres du PSP, Nawwaf el-Taki.
C'est en leur compagnie qu'il a effectué une tournée dans certains de la localité et rencontré les cheikhs de la région, avant d'assister à un meeting de près de 400 jeunes à Aïn Ata. S'adressant aux jeunes, M. Joumblatt a mis l'accent sur l'importance de leur rôle dans l'édification du pays, et insisté sur la citoyenneté ainsi que sur la nécessité d'en finir avec les mentalités sectaires et tribales.
Il a refusé de répondre aux questions de la presse, se contentant de souligner le caractère « privé de sa tournée.
Hoss critique le « système politique »
« Si j'étais à la place du Premier ministre désigné, à Dieu ne plaise, j'aurais insisté dans ma déclaration ministérielle sur le dossier des réformes que j'aurais adoptées tout au long de ma fonction à la tête du gouvernement. » C'est ce qu'a déclaré hier l'ancien chef du gouvernement, Sélim Hoss, dans une allocution prononcée devant plusieurs personnalités politiques réunies dans le cadre d'un iftar organisé par le Forum de l'unité nationale.
Critiquant le régime démocratique au Liban qui, selon lui, n'en est pas encore un, M. Hoss a indiqué que cela est notamment dû au fait qu'au Liban, personne n'est tenu de rendre compte de sa gestion. « Or, il n'y a pas de démocratie sans la mise en place d'un tel mécanisme », a-t-il dit. Et l'ancien Premier ministre de critiquer également le système de représentation pratiqué au Liban, à savoir que les « trois présidents sont désignés par les députés, lesquels sont élus par les citoyens dans le cadre d'un système qui est alterné par des facteurs non démocratiques, tels que l'argent qui est déversé à flots lors de la bataille électorale, le confessionnalisme et le communautarisme. Ajoutons à cela les ingérences externes dans le processus électoral qui commandent le choix de beaucoup d'électeurs », a-t-il indiqué.
M. Hoss a en outre dénoncé la non-séparation des pouvoirs, entre l'Exécutif et le Législatif, notamment le problème du cumul entre le mandat représentatif et la fonction ministérielle. Il a également déploré la non-séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, ce dernier « étant encore soumis aux décisions du pouvoir exécutif pour ce qui est des nominations et des promotions ».
Le ministre sortant de l'Information, Tarek Mitri, s'est rendu hier à Balamand, auprès du patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Mgr Ignace IV Hazim, avec qui il a eu un entretien portant sur la situation au Liban, ainsi que sur des questions d'ordre ecclésiastique.Auparavant, M. Mitri avait reçu en son bureau une délégation du Hamas, conduite par M. Ali Baraké, qui a communiqué à son hôte les résultats du dialogue interpalestinien. Dans sa déclaration à la presse, ce dernier a souligné l'attachement du Hamas à une réussite de ce dialogue ainsi qu'à d'« excellentes » relations avec le peuple et l'État libanais. « Nous refusons,...


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