Rechercher
Rechercher

CD, DVD - Un Peu Plus De...

Ces phrases qui énervent

Nous avons beau être dans l'ère de la communication, on ne communique jamais vraiment bien. Couacs par-ci, malentendus par-là, quels que soient nos moyens - téléphone, mobiles, SMS, MSN, e-mails, Facebook, Twitter -, on n'arrive toujours pas à s'entendre. Et le problème ne réside pas dans les nouvelles technologies, mais plutôt chez nous. Et Dieu seul sait combien on reçoit par jour des phrases qu'on aurait préféré ne pas entendre. Ces petites phrases mesquines, ces petites phrases qui tuent, ces petites phrases qui rendent fou. Il devrait y avoir une notice d'emploi avec chacune d'entre elles, avec la section « Effets indésirables »... Parce qu'après, on s'étonne qu'une amitié parte en vrille, qu'une scène de ménage tourne au pugilat et qu'un père en colle une à son fils... « Calme-toi » est une des plus terribles sentences. Surtout quand on est énervé. Il n'y a rien de pire que quelqu'un qui vous regarde dans les yeux pour vous demander de vous calmer quand vous êtes en colère. Non seulement ça a le don de vous irriter, mais en plus, ça vous fait sortir de vos gonds. Idem pour la condescendante formule : « Je t'avais dit. » Quand on a fait une erreur surtout. La remontrance est terrible. On n'a généralement pas envie d'entendre, son conjoint particulièrement, vous rappeler qu'il ne faut vous en prendre qu'à vous-même car on vous avait prévenu. L'horreur ! Les gens ne se rendent pas compte à quel point, dans ce genre de situation, on préfère oublier l'erreur commise. Le sempiternel « ça vaaaa », quand justement ça ne va pas, est insupportable. Non ça ne va pas, parce que X a fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Pas la peine de renchérir non plus avec un « ce n'est pas grave ». Si, c'est grave. Na ! Et puis il y a des choses qu'on n'a pas envie d'entendre. Enfin, il y a beaucoup de choses qu'on n'a pas envie d'entendre. Comme ces « oui mais... » quand on est surexcité par un projet, une idée, une trouvaille. Le côté négatif du truc, ce n'est pas le moment de le relever. Et puis quand on raconte quelque chose de sympa, qu'on est heureux, il n'y a aucune raison de casser le trip. Et pour ça, il y en a qui sont franchement calés pour le faire. « Tu aurais dû/tu aurais pu... ». Ça va, c'est bon, on a compris. Mon Dieu, comme parfois les mots les plus inutiles ont le don d'exaspérer. Mais rares sont les personnes nous entourant qui savent tourner leur langue sept fois avant de l'ouvrir. « Tu as un peu grossi, non ? » Arrrghhh. « Je le sais que j'ai pris trois kilos, pas la peine de le rappeler à mon souvenir. » Parce qu'engoncée dans son jeans taille 27, on les sent ces foutus trois kilos. D'ailleurs ça serre tellement à la taille, qu'on a le ventre qui va imploser. Des petites phrases gentilles comme celle-ci, on en entend tous les jours. «Tu as bonne mine, c'est le bronzage ? Ou la laaa, tu vas avoir de sacrées rides toi plus tard. » Ou encore : « Comme tu es pâle ? Ça va ? » Non ça ne va pas. No need to talk d'ailleurs... Tout comme cette personne qui vous croise quelque part et qui vous dit : « Ah, tu es là ? » Cache ton enthousiasme chérie. Les célibataires ne me contrediront pas avec cette fameuse phrase qui fâche lors des mariages : « Nefra7 menik. » D'abord est-ce qu'on se connaît ? Ensuite merci d'enfoncer le couteau dans la plaie. Ces phrases qui énervent, il y en a des tonnes. Tout dépend du contexte... La vendeuse qui vous dit « tu ». On a élevé les vaches ensemble ? Ou pire encore : « 1 000 dollars ce sac, ça va, ce n'est pas beaucoup », renchérit la même vendeuse. Pourquoi tant de haine ? Autre cas de figure. Engueulade avec un des deux parents qui rétorque de suite : « Toi tu es le portrait craché de ton père/ta mère. » Ça ne fait pas l'ombre d'un doute, c'est loin d'être un compliment. Et la liste est longue, très longue. Ces micro-agressions permanentes nous pourrissent la vie. On a parfois envie de ne pas répondre. On aurait dû d'ailleurs ne pas insulter ce chauffeur de camion qui nous a poursuivis une heure durant sur les routes de Ghazir. Le proverbe libanais l'exprime si bien : Mefte7 el batten le2mé, mefet7 el charr, kelmé. La clé du ventre, c'est une bouchée, la clé d'un conflit c'est un mot. On ne nous le fera pas dire.

Nous avons beau être dans l'ère de la communication, on ne communique jamais vraiment bien. Couacs par-ci, malentendus par-là, quels que soient nos moyens - téléphone, mobiles, SMS, MSN, e-mails, Facebook, Twitter -, on n'arrive toujours pas à s'entendre. Et le problème ne réside pas dans les nouvelles technologies, mais plutôt chez nous. Et Dieu seul sait combien on reçoit par jour des phrases qu'on aurait préféré ne pas entendre. Ces petites phrases mesquines, ces petites phrases qui tuent, ces petites phrases qui rendent fou. Il devrait y avoir une notice d'emploi avec chacune d'entre elles, avec la section « Effets indésirables »... Parce qu'après, on s'étonne qu'une amitié parte en vrille, qu'une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut