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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran défie de nouveau l’Occident

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui participera à l'Assemblée générale de l'ONU, a encore défié hier l'Occident dans le bras de fer sur le dossier nucléaire, se moquant de toute éventuelle nouvelle sanction contre son pays. M. Ahmadinejad s'exprimait au lendemain du nouvel appel des grandes puissances du groupe 5+1 à l'Iran à accepter des négociations directes sur son programme nucléaire controversé, lors d'une réunion à huis clos en Allemagne. « Plus personne ne peut imposer des sanctions à l'Iran. Ils peuvent toujours nous imposer des sanctions ! » a-t-il lancé sur un ton ironique. Il a indiqué que son pays avait préparé des propositions pour les grandes puissances - les membres permanents du Conseil de sécurité États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne ainsi que l'Allemagne - pour la reprise des discussions sur le nucléaire. Le négociateur en chef iranien du dossier nucléaire, Saïd Jalili, a déclaré ensuite à l'AFP que ce paquet de propositions serait remis « la semaine prochaine ». M. Ahmadinejad doit participer à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre à New York, en marge de laquelle le groupe 5+1 doit se retrouver. Le président ultraconservateur « effectuera ce voyage. Ce sera une très bonne occasion pour participer à une réunion internationale (...) pour exposer les points de vue de la République islamique sur les affaires internationales », a déclaré aux journalistes son chef de cabinet, Esfandiar Rahim Machaie.
De son côté, l'Union européenne s'est dite prête à étudier toute nouvelle initiative de Téhéran, a indiqué hier à l'AFP un responsable européen. « Nous sommes impatients d'avoir quelque chose, pour voir si nous pouvons avancer sur cette base », a affirmé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
Quelques heures auparavant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, a déclaré que l'Iran était « partisan du dialogue » sur son programme nucléaire, mais qu'il n'accepterait aucune « menace ou pression » sur une date limite pour une reprise des discussions. Trois séries de sanctions internationales adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU en 2005, 2006 et 2007 n'ont aucunement fait céder la République islamique qui persiste dans son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui participera à l'Assemblée générale de l'ONU, a encore défié hier l'Occident dans le bras de fer sur le dossier nucléaire, se moquant de toute éventuelle nouvelle sanction contre son pays. M. Ahmadinejad s'exprimait au lendemain du nouvel appel des grandes puissances du groupe 5+1 à l'Iran à accepter des négociations directes sur son programme nucléaire controversé, lors d'une réunion à huis clos en Allemagne. « Plus personne ne peut imposer des sanctions à l'Iran. Ils peuvent toujours nous imposer des sanctions ! » a-t-il lancé sur un ton ironique. Il a indiqué que son pays avait préparé des propositions pour les grandes...
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