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Lifestyle - Cinéma

Coup d’envoi inédit de la Mostra

La Mostra a tourné le dos hier à son image de festival de cinéma engagé et critique, en ouvrant sa 66e édition avec Baaria, une fresque indigeste qui édulcore l'histoire tourmentée de la Sicile, financée par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. « Un chef-d'œuvre absolu que je conseille à tous les Italiens d'aller voir », c'est ainsi que le Cavaliere a décrit ce film, produit par son groupe Medusa-Mediaset pour 25 millions d'euros et déjà vendu dans le monde entier.
Pharaonique, le tournage étalé sur deux ans a mobilisé 35 000 figurants, 200 techniciens et 1 431 musiciens pour interpréter la musique signée d'Ennio Morricone, selon les notes de production. Filmé en Tunisie où a été recréée la Sicile des années 1910 à nos jours, Baaria brasse les souvenirs d'enfance du cinéaste Giuseppe Tornatore, 53 ans, auteur de Cinéma Paradiso, Oscar du meilleur film étranger en 1990 et surtout sa nostalgie pour son village natal : Bagheria (Baaria en sicilien).
Bon enfant voire simpliste et baigné de sentimentalisme, Baaria frappe par sa vision quasi folklorique de la Sicile - au peuple miséreux mais noble, aux paysages de carte postale invariablement baignés de lumière dorée. Surtout, le film édulcore tout enjeu politique. Mafia, corruption, injustices sociales, rivalités idéologiques apparaissent dans de brefs tableaux à visée édifiante, vite balayés par des scènes intimes au pathos appuyé (agonie du père, accouchement...).
Outre Tornatore, la fille du cinéaste Luigi Comencini, Francesca, dévoilera Lo Spazio Bianco tandis que Michele Placido (auteur de Romanzo Criminale) montrera Il Grande Sogno. Les Américains Michael Moore et George Romero font aussi partie des 24 cinéastes en lice pour le Lion d'or.
La Mostra a tourné le dos hier à son image de festival de cinéma engagé et critique, en ouvrant sa 66e édition avec Baaria, une fresque indigeste qui édulcore l'histoire tourmentée de la Sicile, financée par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. « Un chef-d'œuvre absolu que je conseille à tous les Italiens d'aller voir », c'est ainsi que le Cavaliere a décrit ce film, produit par son groupe Medusa-Mediaset pour 25 millions d'euros et déjà vendu dans le monde entier.Pharaonique, le tournage étalé sur deux ans a mobilisé 35 000 figurants, 200 techniciens et 1 431 musiciens pour interpréter la musique signée d'Ennio Morricone, selon les notes de production. Filmé en...
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