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Économie

Deux indicateurs confirment la stabilisation du marché immobilier américain

Deux indicateurs publiés hier aux États-Unis sont venus confirmer la stabilisation voire la hausse du marché immobilier et de la construction de logements dans le pays.
Les promesses de ventes de logements d'abord, puisqu'elles ont progressé en juillet pour le sixième mois de suite, bondissant même de 3,2 % par rapport à juin, soit bien plus que ne le prévoyaient les analystes, qui tablaient sur une hausse de 1,5 %.
L'Association nationale des agents immobiliers (NAR), qui publie ces chiffres, relève que son indice des promesses de ventes de la NAR est ainsi à son plus haut niveau depuis juin 2007, soit moins de deux mois avant le déclenchement de la crise des crédits immobiliers à risque américains, qui devait emporter l'économie des États-Unis, et avec elle celle du monde entier.
En glissement annuel, sa progression atteignait 12,0 % en juillet.
La NAR écrit que la reprise du marché touche de nombreuses régions du pays, grâce au fort crédit d'impôt consenti dans le plan de relance budgétaire aux personnes qui achètent un logement pour la première fois.
Le retournement du marché immobilier avait été manifesté coup sur coup la semaine précédente par la publication de l'indice S&P/Case-Shiller, ayant montré que les prix de l'immobilier de logement avaient progressé aux États-Unis au deuxième trimestre pour la première fois depuis trois ans, et l'annonce officielle d'un bond des ventes de logements neufs de 9,6 % en juillet par rapport à juin.
Intimement lié au marché de l'immobilier, le secteur de la construction relève la tête malgré les apparences.
Si les chiffres publiés hier par le département du Commerce ont montré une baisse des dépenses de construction aux États-Unis de 0,2 % en juillet par rapport à juin, celle-ci a été due essentiellement à un recul de la construction publique, de 0,7 %, après un bond de 3,6 % en juin.
Cette baisse a effacé la reprise des dépenses de construction privées qui représentent plus des deux tiers du total et qui ont progressé de 0,1 % après un recul de 1,6 % en juin et de 2,2 % en juillet.
Plus particulièrement, les dépenses privées de construction de logements ont augmenté après deux mois de recul, de 2,3 % en juillet, soit leur plus forte hausse depuis septembre 2008, le mois du pic de la crise financière.
Jugeant que ce chiffre est un « bon signe », Andres Carbarcho-Burgos, de Moody's Economy.com, relève qu'il coïncide avec d'autres bonnes nouvelles concernant le marché du logement.
Les chiffres du ministère tendent en effet à confirmer la tendance de hausse de la construction de maisons individuelles observée depuis quatre mois et qui représente le fer de lance du secteur.
Ils confirment aussi que la construction, grande victime de la crise actuelle née de l'immobilier, reste malgré tout très faible et que son relèvement s'annonce long : en données corrigées des variations saisonnières, les dépenses de construction ont atteint en juillet leur plus bas niveau depuis février 2004.
Deux indicateurs publiés hier aux États-Unis sont venus confirmer la stabilisation voire la hausse du marché immobilier et de la construction de logements dans le pays.Les promesses de ventes de logements d'abord, puisqu'elles ont progressé en juillet pour le sixième mois de suite, bondissant même de 3,2 % par rapport à juin, soit bien plus que ne le prévoyaient les analystes, qui tablaient sur une hausse de 1,5 %.L'Association nationale des agents immobiliers (NAR), qui publie ces chiffres, relève que son indice des promesses de ventes de la NAR est ainsi à son plus haut niveau depuis juin 2007, soit moins de deux mois avant le déclenchement de la crise des crédits immobiliers à risque américains, qui devait emporter...
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