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Liban - Société

La laïcité s’offre une maison à Hamra

Depuis sa création en février 2008, la « Maison laïque » multiplie les rencontres et les activités culturelles pour promouvoir un État libanais laïque.
Dans une petite rue du centre de Beyrouth, à quelques pas de l'Université américaine, où des étudiants tentent de faire avancer leur société vers la modernité, et à proximité de la rue Hamra, autrefois symbole de la diversité culturelle libanaise, la Maison laïque offre un espace de dialogue à ceux qui croient que les clivages communautaires peuvent encore être dépassés dans le pays aux 18 confessions.
L'appellation peut prêter à confusion, mais cette initiative n'est pas liée à la Mission laïque française, qui est installée à Beyrouth depuis un siècle. La Maison laïque est toute jeune, et elle est d'origine belge ou plus précisément libano-belge. C'est en effet l'Association pour un Liban laïque (APLL), basée à Bruxelles, qui a servi de principal appui à la création de la « Maison ». L'objectif de l'association est de « promouvoir l'instauration et la consolidation, par la voie démocratique, d'un État laïque au Liban ». Hier soir, la « Maison » accueillait une rencontre publique entre plusieurs intellectuels et activistes belges et libanais. « Le Liban reste un pays où le confessionnalisme est une honte alors que la laïcité est une valeur morale et sociale », affirme le communiqué publié hier par l'association, en collaboration avec l'Union des anciens étudiants de l'Université libre de Bruxelles (UAE), qui fêtait par la même occasion la création de sa section Liban.
La « Maison » a ouvert ses portes en février de l'année dernière. L'un de ses fondateurs, le journaliste Nasri Sayegh, la présentait alors comme « un endroit où ceux qui croient en la laïcité peuvent travailler ensemble sur des projets qui font avancer la cause. » Au rez-de-chaussée d'un immeuble de la rue Khalidi, la « Maison » comprend plusieurs salles de réunion et de travail, décorées de tableaux et de sculptures. La musique est également au rendez-vous, avec un piano disponible pour les artistes et leurs élèves.
C'est toutefois la bibliothèque qui constitue la pièce centrale de l'édifice. Elle porte le nom de Faouzi Abi Khalil, le fondateur de l'APLL, et regroupe sur ses étagères des ouvrages de littérature arabe ou européenne, mais également des livres de sciences. À l'image de la société laïque qu'elle a pour ambition de promouvoir, la « Maison » fait appel à la participation publique : tout le monde est invité à offrir des livres et d'autres supports culturels à la bibliothèque. L'association se dit ainsi « à la recherche de CD, de vidéos, de livres et de publications traitant de philosophie, de laïcité, de la citoyenneté, de la société civile, des droits de l'homme, de la vie associative ».
Différentes rencontres sont organisées au sein de la « Maison » : activités culturelles ou conférences, il s'agit avant tout de continuer à faire parler de la laïcité et des batailles qui restent à mener sur le terrain. L'APLL a été un acteur de la campagne qui a mené à la suppression de la mention obligatoire de la confession sur les registres d'état civil.
Dans une petite rue du centre de Beyrouth, à quelques pas de l'Université américaine, où des étudiants tentent de faire avancer leur société vers la modernité, et à proximité de la rue Hamra, autrefois symbole de la diversité culturelle libanaise, la Maison laïque offre un espace de dialogue à ceux qui croient que les clivages communautaires peuvent encore être dépassés dans le pays aux 18 confessions.L'appellation peut prêter à confusion, mais cette initiative n'est pas liée à la Mission laïque française, qui est installée à Beyrouth depuis un siècle. La Maison laïque est toute jeune, et elle est d'origine belge ou plus précisément libano-belge. C'est...
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