Bordeaux, Lyon, le PSG et l'OM sont déjà devant. Après 270 minutes de jeu sur les pelouses de Ligue 1, les plus gros budgets du championnat de France sont en tête. Bien sûr, le championnat est loin d'être terminé. Mais une tendance semble se dessiner : l'écart entre les grosses écuries et les autres se creuse.
Le triste match nul entre le LOSC et Toulouse a confirmé qu'il ne faudrait pas trop compter sur les outsiders cette année. Hormis Rennes, qui a posé des difficultés aux Marseillais, aucun autre club ne semble pouvoir troubler la hiérarchie qui se dégage déjà.
Longtemps, le football français a imposé le reversement de sommes conséquentes aux petits clubs de l'élite, mais la Ligue des champions a peu à peu troublé l'équilibre mis en place. Aujourd'hui, la manne générée par une participation à la prestigieuse Coupe d'Europe crée de véritables différences. Déjà considéré comme le moins fort des 4, le PSG doit cette année retrouver la Ligue des champions. S'il laisse Bordeaux, l'OL et l'OM se qualifier une nouvelle fois, il ne pourra plus suivre.
La presse et les diffuseurs agréés se réjouissent de cette situation. Il faut dire que la promesse est alléchante : les équipes qui attirent le plus de spectateurs sont en tête, les clubs concernés recrutent et la Ligue 1 semble plus forte que jamais. À moyen et long terme, le championnat de France se résumera à une lutte entre 3 ou 4 clubs. Les autres équipes seront plus affaiblies, et moins compétitives. Cela ne suffira pas forcément à la France pour placer ses meilleurs clubs au sommet du football européen.

