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Moyen Orient et Monde - Catastrophe

Athènes menacée par les flammes

Des milliers de personnes fuient les flammes.
Des centaines de pompiers étaient mobilisés hier contre les feux qui gagnaient du terrain dans des zones boisées aux portes d'Athènes, menaçant des banlieues de la capitale grecque où de nombreux habitants ont dû abandonner leurs maisons. « Hier, notre maison a été épargnée, mais le feu est revenu aujourd'hui », racontait Theofania Kassimati, une femme de 53 ans qui a fui sa banlieue résidentielle à l'est d'Athènes. « Des gens qui circulaient avec des haut-parleurs nous disaient de partir, alors nous avons emballé quelques affaires, notre petit chien et nous sommes partis », ajoute-t-elle.
Hier, près de 600 pompiers étaient sur le pied de guerre pour stopper le feu qui se propage depuis samedi dans les banlieues résidentielles d'Agios Stefanos, Anthousa, Gerakas et Pallini, à moins de 30 kilomètres d'Athènes.
Des bombardiers d'eau italiens devaient participer aux opérations tandis que l'Autriche va dépêcher six avions et hélicoptères anti-incendie. En outre, la France va envoyer quatre bombardiers d'eau Canadair en réponse à la demande d'aide du gouvernement grec
Sur les conseils de responsables locaux, de nombreux habitants ont fui, d'autres restaient pour protéger leurs habitations. « Nous avons combattu le feu et sauvé nos maisons tout seuls », expliquait à la télévision NET un habitant du secteur de Koukounari en arrosant avec un tuyau des broussailles asséchées. « Les pompiers nous ont dit d'évacuer pour ne pas être pris au piège puis ils sont partis. » Ces incendies s'annoncent comme les plus graves depuis ceux d'août 2007, qui avaient fait 77 morts et détruit plus de 250 000 hectares, principalement dans le Péloponnèse et sur l'île d'Eubée.
Douze avions bombardiers d'eau et sept hélicoptères étaient à pied d'œuvre hier, mais les opérations étaient contrariées par de forts vents et une épaisse fumée. « Les conditions météorologiques ne permettent pas aux appareils d'opérer comme il le faudrait, et ils laissent derrière eux de nombreux secteurs où le feu couve encore », a déclaré le préfet d'Athènes, Yiannis Sgouros, sur la chaîne NET. Environ 12 000 hectares de forêts auraient été dévastés, selon des responsables, et de nombreuses maisons pourraient avoir été détruites.
Le feu a pris dans la nuit de vendredi dans une zone rurale à environ 40 kilomètres au nord-est d'Athènes. Attisées par des vents violents, les flammes ont parcouru une trentaine de kilomètres vers l'Est, atteignant les premières habitations du mont Penteli, dernière barrière avant les faubourgs de la capitale. Les responsables de la police ont déclaré que tous les moyens disponibles avaient été mobilisés. Selon les services des pompiers, une « gigantesque mobilisation » a été mise en œuvre contre les 85 départs de feu enregistrés à travers le pays en 24 heures.
Des malades de l'hôpital militaire de Penteli ont été évacués par précaution et le ministère de la Marine marchande a annoncé que plusieurs bateaux de gardes-côtes étaient prêts à participer à d'éventuelles évacuations. Deux hôpitaux pour enfants, un camp de vacances, une clinique psychiatrique et une maison de retraite ont également été évacués.
Le préfet de la région d'Athènes, Leonidas Kouris, a qualifié l'incendie de « désastre pour l'environnement, sans doute le plus grave des dernières années ». Avec des températures souvent supérieures à 40° centigrades et des vents saisonniers puissants, la Grèce est vulnérable aux incendies de l'été qui ont déjà ravagé des milliers d'hectares de forêts et de terres agricoles.
Des centaines de pompiers étaient mobilisés hier contre les feux qui gagnaient du terrain dans des zones boisées aux portes d'Athènes, menaçant des banlieues de la capitale grecque où de nombreux habitants ont dû abandonner leurs maisons. « Hier, notre maison a été épargnée, mais le feu est revenu aujourd'hui », racontait Theofania Kassimati, une femme de 53 ans qui a fui sa banlieue résidentielle à l'est d'Athènes. « Des gens qui circulaient avec des haut-parleurs nous disaient de partir, alors nous avons emballé quelques affaires, notre petit chien et nous sommes partis », ajoute-t-elle.Hier, près de 600 pompiers étaient sur le pied de guerre pour stopper le feu qui se propage...
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