Samedi, M. Maliki a assuré que les forces de sécurité vaincront le terrorisme. « Je veux dire au peuple irakien que nous sommes toujours en guerre ouverte contre les terroristes », a-t-il dit à la télévision publique. Le même jour, le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, a suggéré que des membres des services de sécurité irakiens ont pu être impliqués dans la préparation des attentats à Bagdad. « Selon nos informations, il y a eu une collaboration entre des agents de la sécurité et les meurtriers et les assassins », a-t-il affirmé. Il n'a livré aucune preuve directe à l'appui de ses accusations, mais a estimé que les auteurs des attentats avaient pu bénéficier de l'aide de policiers ou de soldats pour franchir les barrages de sécurité. Les camions, a-t-il rappelé, sont normalement interdits de circulation dans le centre de Bagdad pendant la journée. Le ministre kurde s'en est également pris au projet de M. Maliki de retirer de la capitale les murs de protection en béton. « Le retrait mû par un faux sentiment de sécurité de ces murs de protection antisouffle et de barrages de sécurité constitue aussi une des raisons (de ces attentats) », a-t-il dit. « Il faut nommer les choses par leur nom et cesser de faire des déclarations inutilement optimistes. Nous devons dire la vérité à l'opinion. Il y a une détérioration de la sécurité et les jours à venir pourraient être pires », a ajouté M. Zebari, prédisant plus de violences.
Selon les forces de sécurité de Bagdad, les attentats de mercredi ont été commis par un « réseau terroriste ». « Ce réseau est lié au Parti baassiste (l'ex-formation de Saddam Hussein) et nous publierons leurs aveux », a dit le porte-parole des services chargés de la sécurité dans la capitale. M. Maliki a lui aussi accusé les partisans de l'ancien dirigeant et el-Qaëda d'être à l'origine de ces attentats. Il a également, une nouvelle fois, imputé les violences dans son pays à l'influence de pays voisins.

