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Liban

Aoun accuse la justice d’être complice de la majorité

Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a présidé hier à Rabieh la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, au terme de laquelle il a accusé la justice d'aligner sa politique sur celle de la majorité et annoncé qu'il n'acceptera pas les invitations à déjeuner ou aux iftars du Premier ministre désigné, Saad Hariri.
« Partager le repas de quelqu'un est un signe d'amitié. Nous ne sommes pas amis. Lorsque (le chef du PSP) Walid Joumblatt nous avait invités à dîner, je lui avais demandé à l'époque de mettre fin à ses attaques contre nos alliés, et finalement j'avais décliné son invitation. Nous ne pouvons pas tenir des réunions avec un groupe qui ment à l'opinion publique », a-t-il dit.
Dans sa conférence de presse, il est revenu à la charge au sujet de la corruption, s'en prenant cette fois à la justice.
Le général Aoun a d'abord rappelé « la campagne orchestrée contre le CPL », motivée, selon lui, par « la bataille » de son parti contre la corruption. « Nous faisons l'objet, a-t-il dit, d'une campagne politique et médiatique parce qu'on est considéré comme un corps étranger au gouvernement. Nos positions rebelles et choquantes ne correspondent pas à la corruption qui sévit dans l'État. »
Il est revenu sur « les scandales au sein du ministère des Télécommunications », déplorant le fait que le parquet et le ministre de la Justice n'aient pas réagi. « Nous avons le sentiment que le corps judiciaire est complice et que sa politique est complémentaire de celle de la majorité », a-t-il indiqué. Le général a insisté sur le fait que les dossiers de la station du Barouk et du détournement des communications internationales n'ont toujours pas été ouverts, « en dépit des nombreuses lettres adressées par le ministre aux autorités concernées ».
Il a aussi déploré les réactions négatives à l'appel du CPL au changement du secrétaire général da la présidence du Conseil, dont le mandat, a-t-il dit, a expiré en 2006, « sous prétexte que c'est la loi relative aux fonctionnaires qui s'applique à son cas ».
Le général Aoun a critiqué dans ce cadre « les lois taillées sur mesure ».
Concernant le gouvernement, il s'est arrêté sur les analyses selon lesquelles il ne verrait pas le jour avant la fin du mois de ramadan, s'interrogeant sur les motivations d'un tel retard. « Les Libanais, chrétiens et musulmans, travaillent durant le mois de ramadan. C'est le partenaire principal dans la formation du gouvernement qui chôme durant ce mois », a-t-il dit, en allusion à l'Arabie saoudite.
Le chef du CPL a ensuite insisté sur la situation « déplorable » des Forces de sécurité intérieure « au sein desquelles la hiérarchie n'est pas respectée et des abus sont commis, sans compter le mauvais traitement infligé aux prisonniers ». Il a conclu en annonçant que d'autres scandales seront dévoilés.
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a présidé hier à Rabieh la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, au terme de laquelle il a accusé la justice d'aligner sa politique sur celle de la majorité et annoncé qu'il n'acceptera pas les invitations à déjeuner ou aux iftars du Premier ministre désigné, Saad Hariri.« Partager le repas de quelqu'un est un signe d'amitié. Nous ne sommes pas amis. Lorsque (le chef du PSP) Walid Joumblatt nous avait invités à dîner, je lui avais demandé à l'époque de mettre fin à ses attaques contre nos alliés, et finalement j'avais décliné son invitation. Nous ne pouvons pas tenir des réunions avec un groupe qui ment...
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