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Lifestyle - Musique

Les intervalles musicaux de Thalia Dergham

Elle est née, a toujours vécu à New York et étudie actuellement à Columbia University. Thalia Dergham se sent chez elle lorsqu'elle est de passage au Liban. En lançant son second CD « Interval », elle ouvre une parenthèse, musicale et personnelle, heureuse.
Son album est accompagné du murmure d'un piano complice, qu'elle rythme avec ses mots. Il est imprégné du son de sa voix profonde et mûre. Imprégné d'une gravité étonnante pour une jeune fille de 19 ans pleine de vie et de joie. Et pourtant, c'est le choix musical qu'a fait Thalia Dergham dans ce CD, produit par sa mère Raghida, qu'elle a voulu un peu lent, certains diront mélancolique, teinté de notes plus chromatiques, plus expérimentales et plus dramatiques. «Il est plus abouti que le précédent.»
Car la jeune musicienne, qui joue du piano depuis l'âge de 4 ans, avec une formation classique, qui écrit ses textes et ses musiques depuis qu'elle en a 12, a sorti son premier album trois ans plus tard. Elle-même pas encore sortie de l'enfance.  Passing By signera son passage dans le monde déjà un peu plus professionnel de la musique et dans le monde des grands.  Quatre ans plus tard, elle revient avec des textes plus approfondis. «J'observe, dit-elle, les histoires des autres, certaines que je n'ai pas encore vécues, vu mon âge, d'autres que je ne souhaiterais jamais vivre. Je puise aussi dans mon expérience. J'absorbe et puis j'écris.»  Interval naîtra ainsi spontanément de toutes les interventions, les sons, les changements qu'elle n'a pas eu la possibilité de faire sur son premier album. Il est né de cette envie de faire des choses qui lui correspondent mieux aujourd'hui. « J'ai choisi ce titre pour suggérer l'intervalle dans lequel l'être humain peut se trouver. Ses désirs de transformation. Ce n'est pas que de la joie ! » Interval, qui signifie également pause, moment de lucidité ou même éclaircies, exprime justement l'impression qui se dégage de cet album. Thalia Dargham y communique son ambiance «sérieuse mais pas triste», précise-t-elle. Avec des chansons, «pas des complaintes!»
Deux années pour l'écriture et l'enregistrement de ces huit titres qui lui ressemblent. Une jeune fille qui découvre la vie, absorbe les instants, le bon et le moins bon, avec une légèreté ou une gravité de circonstance. Interval, mais également Lightness, Firmly Memories, Passing By, Youth, If I Can See It et Days to You, avec une préférence avouée pour Flow, « le dernier morceau que j'ai écrit », parlent aussi de souvenirs, de doutes et d'avenir.
Thalia Dergham est repartie suivre des cours de philosophie à la prestigieuse Université de Columbia, en espérant prendre, plus tard, une année sabbatique et peut-être venir au Liban parfaire son arabe. «Je sens que j'ai une connexion avec ce pays. Je me sens chez moi.»  Faire une véritable carrière dans la musique lui effleure l'esprit. «Si ça marche, pourquoi pas?», dit-elle avec la légèreté de ses 19 printemps. «La scène, poursuit-elle, c'est un autre métier, une carrière à part.» Que, pour le moment et dans cet intervalle de sa vie, elle ne semble pas pressée d'attaquer. 
Son album est accompagné du murmure d'un piano complice, qu'elle rythme avec ses mots. Il est imprégné du son de sa voix profonde et mûre. Imprégné d'une gravité étonnante pour une jeune fille de 19 ans pleine de vie et de joie. Et pourtant, c'est le choix musical qu'a fait Thalia Dergham dans ce CD, produit par sa mère Raghida, qu'elle a voulu un peu lent, certains diront mélancolique, teinté de notes plus chromatiques, plus expérimentales et plus dramatiques. «Il est plus abouti que le précédent.» Car la jeune musicienne, qui joue du piano depuis l'âge de 4 ans, avec une formation classique, qui écrit ses textes et ses musiques depuis qu'elle en a 12, a sorti son premier album trois ans plus tard. Elle-même...
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