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Culture

Le paysage urbain de Beyrouth décrypté par Salti et Antar

Signature aujourd'hui, au Virgin Megastore, de 18h00 à 20h00, de « Beirut Bereft », un ouvrage illustré des photos de Ziad Antar, où Rasha Salti revient sur la notion de guerre et de ses cicatrices tant physiques que
psychologiques.
Beirut Bereft, architecture of the forsaken and map of the derelict du photographe Ziad Antar et de Rasha Salti, auteure et directrice artistique de l'ONG ArtEast à New York, est le premier à être édité par la Biennale de Sharjah 2009 (Émirats arabes unis). Le paysage urbain de Beyrouth porte toujours des cicatrices et des vestiges des années de guerre civile, dix-neuf ans après la fin des combats. Ces bâtisses en ruines, dont les façades ressemblent à des passoires tant elles sont criblées de balles et d'obus, sont la preuve matérielle d'un deuil impossible.

L'après-guerre
« Ces bâtiments auraient pu, écrit l'auteure, être transformés en bibliothèques ou en centre d'archives. » L'après-guerre civile aura été, regrette Salti, une « formidable occasion ratée pour construire un pays plus humain malgré les contradictions portées par la région ». « Notre deuil aurait pu devenir le point de départ pour renverser notre situation faite de douleur et de panique. » Pourquoi ce ratage ? « Parce que, explique l'auteure, l'amnistie et l'amnésie sélective ont paralysé l'histoire de ce pays. Les seigneurs de la guerre sont devenus députés, ministres, pôles politiques respectables. Parce que les politiciens se sont embourbés dans leurs petits calculs au lieu de regarder en face une société traumatisée, qui a tant perdu et qui pourtant pouvait pardonner et aller de l'avant. La réconciliation entre victimes et bourreaux s'est réalisée, spontanément, par la force du quotidien. Mais tant que ce processus n'a pas été organisé, avec les préalables de la vérité et de la justice, rien n'a été réellement réglé. Les victimes-témoins, les bourreaux, les héros ne sont pas, encore, devenus des citoyens. » À lire et à méditer.
Signature aujourd'hui, au Virgin Megastore, de 18h00 à 20h00, de « Beirut Bereft », un ouvrage illustré des photos de Ziad Antar, où Rasha Salti revient sur la notion de guerre et de ses cicatrices tant physiques que psychologiques.Beirut Bereft, architecture of the forsaken and map of the derelict du photographe Ziad Antar et de Rasha Salti, auteure et directrice artistique de l'ONG ArtEast à New York, est le premier à être édité par la Biennale de Sharjah 2009 (Émirats arabes unis). Le paysage urbain de Beyrouth porte toujours des cicatrices et des vestiges des années de guerre civile, dix-neuf ans après la fin des combats. Ces bâtisses en ruines, dont les façades ressemblent à des passoires tant elles sont...
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