La campagne a démarré dans les villages de Bouday et Alak, et a englobé des terrains au Hermel et à Deir el-Ahmar. L'opération s'est déroulée avec la participation d'agents des Forces de sécurité intérieure et le soutien de l'armée libanaise. Des tracteurs ont été loués à cet effet des habitants de la région.
La campagne qui se poursuivra jusqu'au 15 septembre englobera près de 20 000 dounoms de plantations de drogue.
Le général Yéhia a souhaité à cette occasion que l'ensemble de l'opération se déroule sans incidents, à l'instar de la première journée, affirmant que « les Forces de sécurité intérieure se tiennent prêtes à faire face à tous ceux qui essaieraient d'entraver leur mission ».
Interrogé sur les raisons pour lesquelles les agriculteurs insistent à cultiver le haschisch bien que le trafic soit difficile, le général Yéhia a expliqué que ces derniers espèrent toujours pouvoir écouler leur production. « Notre mission consiste non seulement à interdire la culture de la drogue, mais aussi à en interdire la consommation, sa fabrication industrielle et son écoulement, a-t-il poursuivi. Les Forces de sécurité intérieure mènent d'ailleurs des perquisitions à cet effet dans la Békaa et dans d'autres régions libanaises. »
À la question de savoir pourquoi les FSI se contentent de détruire les champs de culture de drogue sans pour autant arrêter les agriculteurs, le général Yéhia a précisé que les FSI ignorent l'identité des propriétaires des terrains, « mais nous allons recueillir les informations les concernant en coordination avec les municipalités, les moukhtars, ainsi que le parquet et les autorités judiciaires concernées ».
Le général Yéhia a enfin exprimé le souhait que le gouvernement puisse trouver, en coordination avec les Nations unies, une culture alternative à celle de la drogue.


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