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Culture - Festival

Marcel Khalifé à Beiteddine : l’hommage au poète disparu

La Palestine au cœur... Au cœur de cette soirée que le Festival de Beiteddine a voulu dédier à la mémoire de l'immense poète Mahmoud Darwich.
Une soirée dédiée également au cœur des milliers de spectateurs, jeunes et moins jeunes, arborant fièrement, sur les épaules ou enroulé autour du poignet, le fameux keffieh, étendard blanc et noir, symbole de résistance et d'appartenance. Ces mêmes couleurs portées par les musiciens de l'Orchestre des jeunes de Palestine, mais aussi par les membres de la chorale de Notre-Dame de Louaizé.
Pour son hommage à Mahmoud Darwiche, Marcel Khalifé s'est en effet assuré un accompagnement à la hauteur de ses aspirations et de ses convictions. En première partie, sous la baguette de la flamboyante chef d'orchestre britannique Sian Edwards, les deux formations mentionnées, ainsi que les chanteuses Oumaya Khalil et Reem Talhami ont interprété, avec Khalifé et Bassel Zayed, le poème épique darwichien Amhed el-Arabi. Cet opéra poétique, à la fois lyrique et épique, a été composé par Marcel Khalifé « au siècle dernier », comme il dit. Il est empreint de nostalgie pour la terre et les racines perdues, marqué par les drames de l'exil et de l'occupation vécus par le peuple
palestinien.
En deuxième partie, Khalifé, son oud et l'excellent orchestre al- Mayadin (comptant notamment les fils prodiges Rami et Bachar Khalifé) ont revisité les standards Yatirou el-Hamamou, Jawaz as-Safar et Ya Bahria, sur de délicieux rythmes jazzy.
En troisième et dernière partie, ode à l'amour avec la chanteuse Reem Talhami, qui a pris le micro pour chanter des poèmes mis en musique par Souheil Khoury, directeur du Conservatoire de musique national palestinien Edward Saïd.
Au final, dans la nuit étoilée de Beiteddine, trois heures de musiques et de paroles ont célébré la mémoire d'un homme, la douleur d'un peuple, l'occupation d'une terre, mais aussi l'espoir de liberté qui brille dans les yeux de chaque Palestinien.
Une soirée dédiée également au cœur des milliers de spectateurs, jeunes et moins jeunes, arborant fièrement, sur les épaules ou enroulé autour du poignet, le fameux keffieh, étendard blanc et noir, symbole de résistance et d'appartenance. Ces mêmes couleurs portées par les musiciens de l'Orchestre des jeunes de Palestine, mais aussi par les membres de la chorale de Notre-Dame de Louaizé. Pour son hommage à Mahmoud Darwiche, Marcel Khalifé s'est en effet assuré un accompagnement à la hauteur de ses aspirations et de ses convictions. En première partie, sous la baguette de la flamboyante chef d'orchestre britannique Sian Edwards, les deux formations mentionnées, ainsi que les chanteuses Oumaya Khalil et Reem...
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