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Iran : les députés dénoncent les "ingérences" de Washington, Paris et Londres

Une majorité de députés iraniens a condamné mercredi les "ingérences des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne dans les affaires intérieures iraniennes", et demandé au gouvernement de prendre des mesures concrètes contre ces pays.

"Les déclarations précipitées et imprudentes des ministres français et américain des Affaires étrangères pour soutenir les responsables des troubles post-électoraux et les interventions de l'ambassade britannique sont des exemples clairs de l'ingérence dans les affaires intérieures iraniennes", affirment les députés dans une déclaration lue au Parlement.

"Les députés condamnent vigoureusement ces ingérences impertinentes", ajoute le texte, approuvé par 215 députés sur les 290 que compte le Parlement.

Ils demandent "au gouvernement et au président de redéfinir les relations avec ces pays de sorte qu'ils sachent que la réponse de l'Iran ne se limite pas à de simples déclarations", ajoute la déclaration.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis avaient fait "beaucoup en coulisses" pour soutenir les contestataires en Iran, dans un entretien avec la chaîne de télévision CNN diffusé dimanche.

Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé lundi que l'ambassade de France à Téhéran avait pour consigne d'accueillir des manifestants iraniens "poursuivis" si ceux-ci lui demandaient refuge.

L'Iran accuse également la Grande-Bretagne d'ingérence dans ses affaires intérieures.

Samedi dernier, la justice a commencé à juger la jeune Française Clotilde Reiss ainsi que deux employés locaux des ambassades britannique et française à Téhéran, Hossein Rassam et Nazak Afshar, aux côtés de dizaines de personnes accusées d'avoir participé aux manifestations de protestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Nazak Afshar a été libérée sous caution mardi. Hossein Rassam a également été libéré sous caution le 19 juillet après avoir passé trois semaines en prison.

L'ambassadeur d'Iran à Paris a affirmé que Clotilde Reiss pourrait également être remise en liberté mais qu'elle devrait résider à l'ambassade de France le temps de son procès.

Une majorité de députés iraniens a condamné mercredi les "ingérences des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne dans les affaires intérieures iraniennes", et demandé au gouvernement de prendre des mesures concrètes contre ces pays.
"Les déclarations précipitées et imprudentes des ministres français et américain des Affaires étrangères pour soutenir les responsables des troubles post-électoraux et les interventions de l'ambassade britannique sont des exemples clairs de l'ingérence dans les affaires intérieures iraniennes", affirment les députés dans une déclaration lue au Parlement.
"Les députés condamnent vigoureusement ces ingérences impertinentes", ajoute le...