Mais les économies de gros producteurs comme le Koweït, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis vont se contracter après des années de croissance en raison des réductions de leurs niveaux de production, selon l'étude de la banque d'investissement EFG-Hermes.
« Le raffermissement des prix du pétrole sera extrêmement positif pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) dépendant des hydrocarbures car ils auront plus de revenus pétroliers », note l'étude.
« Nous avons révisé à la hausse nos projections à la lumière de l'évolution du prix du pétrole. La majorité des postes dont le PIB, les comptes fiscaux et les comptes courants vont connaître une amélioration », a souligné la banque.
L'Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial de brut, va connaître un petit surplus budgétaire égal à 0,6 % du PIB, selon les nouvelles projections. Le prochain budget est calculé sur la base d'un baril à moins de 60 dollars et les projections de EFG-Hermes ont été faites sur une moyenne de 60 USD le baril.
Le Koweït, le Qatar et les Émirats auront aussi des surplus budgétaires, même si le baril tombe à moins 50 dollars, selon EFG-Hermes, tandis que Bahreïn et Oman, aux ressources pétrolières limitées, auront des budgets déficitaires car ils ont besoin d'un baril à 70 USD pour connaître des surplus budgétaires.
Le baril est tombé de 140 dollars et plus en juillet 2008 à moins de 40 dollars à la fin de l'année dernière avant de remonter autour de 70 dollars actuellement.

