Rechercher
Rechercher

Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Le Royaume-Uni met l’accent sur le respect de la 1701

Le Royaume-Uni axe actuellement ses efforts sur le respect de la résolution 1701 afin de désamorcer la tension qui pourrait découler d'un éventuel nouvel affrontement au Liban-Sud, à l'heure où le président américain Barack Obama se montre prêt à résoudre le conflit israélo-arabe selon le principe des deux États : un État palestinien dont la capitale serait Jérusalem-Est et un État israélien, qui vivraient en paix et côte à côte. C'est dans ce contexte que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, est en train de fournir des efforts importants afin de rapprocher les points de vue des pays européens et des États-Unis sur le processus de paix israélo-palestinien, à l'aune de l'enthousiasme sans précédent du président américain pour la question, puisqu'il est actuellement prêt à parrainer plusieurs négociations en parallèle. M. Miliband coordonne étroitement ses efforts avec l'émissaire spécial de Washington pour le Moyen-Orient, Georges Mitchell, qui après chaque tournée dans la région passe obligatoirement par Londres. Ainsi, et sur le plan israélo-libanais, le Royaume-Uni a d'ores et déjà fait savoir qu'il condamnait les violations israéliennes répétées contre la souveraineté aérienne du Liban. Londres n'a d'ailleurs pas manqué de souligner son mécontentement par le biais d'un mémorandum rédigé par son ambassade en Israël.
De son côté, Barack Obama semble plus que jamais déterminé à faire progresser le processus de paix israélo-arabe. Pour lui, la marche à suivre consiste d'abord à mettre un terme aux colonies israéliennes dans les territoires occupés, pour ensuite appeler à des négociations sur les frontières et le statut de Jérusalem. Il est désormais clair pour l'administration américaine que les efforts doivent être axés sur ces deux points, mais aussi sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ces derniers doivent être indemnisés et doivent avoir la liberté de circuler, ils doivent pouvoir émigrer s'ils le souhaitent dans les pays arabes, européens et aux États-Unis, mais en prenant en compte la spécificité de chaque pays qui abrite d'ores et déjà des réfugiés sur son territoire, souligne l'administration américaine, qui reconnaît cependant que « les choses sont compliquées en ce qui concerne le droit au retour, car il coûte énormément cher à tous les pays concernés par ce problème ».
De source diplomatique, on se refuse d'affirmer à l'heure qu'il est si Barack Obama va exposer sa vision du plan de paix avant le mois de ramadan car il est confronté à la résistance du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier se refuse de mettre un terme à la colonisation, et tant que ce sera le cas, le président américain refusera de parrainer les trois processus de paix parallèles qu'il compte encourager, à savoir libano-israélien, syro-israélien et israélo-palestinien. D'autre part, M. Netanyahu exige de ses éventuels futurs partenaires de paix des « gages de bonne volonté » et une consolidation de la confiance. Il demande à titre d'exemple que les pays arabes autorisent l'aviation civile israélienne dans leur espace aérien et la réouverture des bureaux de représentation israéliens qui ont été fermés lors de l'offensive menée par Israël sur Gaza. Il désire également que les médias arabes publient les interviews de dirigeants israéliens, proposition appuyée par M. Obama mais rejetée en bloc par les pays arabes.
Le Royaume-Uni axe actuellement ses efforts sur le respect de la résolution 1701 afin de désamorcer la tension qui pourrait découler d'un éventuel nouvel affrontement au Liban-Sud, à l'heure où le président américain Barack Obama se montre prêt à résoudre le conflit israélo-arabe selon le principe des deux États : un État palestinien dont la capitale serait Jérusalem-Est et un État israélien, qui vivraient en paix et côte à côte. C'est dans ce contexte que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, est en train de fournir des efforts importants afin de rapprocher les points de vue des pays européens et des États-Unis sur le processus de paix...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut