Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Madagascar

Les négociations à Maputo focalisées sur le retour de Ravalomanana

Les pourparlers intermalgaches, organisés à Maputo depuis mercredi, pour tenter de trouver une issue à la crise politique sur la Grande Île, se sont focalisés hier sur le retour au pays du président évincé en mars, Marc Ravalomanana, et son éventuelle amnistie. M. Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, a été condamné en juin à quatre ans de prison par un tribunal malgache pour « conflits d'intérêts » dans l'achat fin 2008 d'un avion présidentiel qui avait cristallisé l'opposition à son régime et contribué à sa chute. Sans amnistie, il ne peut rentrer à Madagascar pour de nouvelles élections.
Les négociations intermalgaches hier dans la capitale mozambicaine portaient, selon des sources concordantes, sur le retour à Madagascar de M. Ravalomanana et son amnistie, deux éléments liés. Après des entretiens bilatéraux hier entre la médiation et chacun des quatre chefs de file malgaches présents au « sommet » de Maputo, tous les participants se sont retrouvés autour de la table dans l'après-midi. Ce « sommet », organisé de mercredi à samedi, réunit pour la première fois M. Ravalomanana, le nouvel homme fort du pays, Andry Rajoelina, et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, qui représentent les quatre principales mouvances malgaches. Ces pourparlers sont destinés à trouver une issue à la crise politique née du bras de fer de MM. Rajoelina et Ravalomanana depuis janvier. « Jusqu'à présent, il n'y a pas de blocage » dans les discussions, a assuré hier le chef de la médiation internationale, l'ex-président mozambicain Joachim Chissano.
Dans le même temps, à Madagascar, quatre ex-collaborateurs de M. Ravalomanana, accusés d'avoir été les commanditaires d'attentats commis en juillet à Antananarivo, ont été inculpés et assignés à résidence, a-t-on appris hier auprès d'un de leurs avocats.
La seule avancée notoire jusqu'à présent à Maputo est « l'annulation des sanctions et des peines infligées » jeudi à l'encontre de M. Ratsiraka, selon une source proche de la médiation. M. Ratsiraka, exilé en France depuis la crise postélectorale de 2002, a été condamné par contumace en 2003 à dix ans de travaux forcés pour « détournement de deniers publics » et à cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l'État. Sa condamnation avait été prononcée alors que M. Ravalomanana était président.
En plus des problèmes d'amnistie, les participants au « sommet » de Maputo doivent s'entendre sur d'autres points d'achoppement, dont la direction du pays et la répartition des postes au sein du gouvernement pendant une période de transition politique. Au terme de cette période, de nouvelles élections devraient être organisées.
Les pourparlers intermalgaches, organisés à Maputo depuis mercredi, pour tenter de trouver une issue à la crise politique sur la Grande Île, se sont focalisés hier sur le retour au pays du président évincé en mars, Marc Ravalomanana, et son éventuelle amnistie. M. Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, a été condamné en juin à quatre ans de prison par un tribunal malgache pour « conflits d'intérêts » dans l'achat fin 2008 d'un avion présidentiel qui avait cristallisé l'opposition à son régime et contribué à sa chute. Sans amnistie, il ne peut rentrer à Madagascar pour de nouvelles élections.Les négociations intermalgaches hier dans la capitale...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut