En données corrigées des variations saisonnières, ces demandes hebdomadaires d'allocation-chômage sont tombées à 550 000, soit nettement moins que les 588 000 (chiffre révisé) de la semaine précédente et les 580 000 que prévoyaient les économistes.
Les inscriptions sont au plus bas depuis la semaine achevée le 11 juillet. Mais si l'on exclut la période où les chiffres étaient anormalement bas à cause d'anomalies statistiques, leur nombre n'avait pas été aussi faible depuis janvier.
« Les chiffres sont volatils même quand la tendance est claire, et il faudra voir encore quelques semaines à ce niveau pour confirmer un vrai retournement. Mais cette statistique paraît certainement bonne » comparée à celles du début d'année, a estimé Ian Shepherdson, de High Frequency Economics.
Le pic avait été atteint fin mars, à 674 000 demandes hebdomadaires. Et depuis juin, la décrue est évidente.
En moyenne sur quatre semaines, chiffre plus représentatif d'une tendance, le nombre d'inscriptions a baissé pour la sixième semaine de suite, à 555 250 contre 560 000 une semaine plus tôt. Cette moyenne est au plus bas depuis janvier.
« Les licenciements doivent encore ralentir, cependant. Nous avons le sentiment qu'il faudrait environ 350 000 inscriptions par semaine pour que le marché du travail se stabilise », a souligné Andrew Gledhill, de Moody's Economy.com.
« Sachant qu'il a fallu près d'un an et demi » pour passer de ce niveau au pic des inscriptions, « le rétablissement du marché du travail n'est clairement pas pour demain », a-t-il poursuivi.
À la date du 25 juillet, les chômeurs indemnisés représentaient 4,7 % de la population active, taux inchangé par rapport à une semaine plus tôt. Les États-Unis comptaient 6,310 millions de chômeurs indemnisés, contre 6,241 millions au 18 juillet.
Le département du Travail doit publier vendredi les statistiques des destructions d'emplois et du taux de chômage pour le mois de juillet. Les analystes s'attendent en moyenne à ce qu'il grimpe à 9,6 %, après 9,5 % en juin.
Pour les analystes de Deutsche Bank, le chiffre des destructions d'emplois va être nettement en dessous des 467 000 de juin.
« On ne peut pas ignorer l'amélioration dans les inscriptions au chômage. Celles-ci n'envoient pas habituellement un signe clair que le marché du travail se porte mieux (...) mais elles ont fortement baissé depuis la fin du premier trimestre », ont-ils expliqué.
D'après les économistes, l'économie américaine devrait avoir supprimé 328 000 emplois nets en juillet.

