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Économie - Liban - Prévisions

Le PIB libanais devrait croître de 2,4 % en 2009, selon l’EIU

Dans son rapport sur le Liban, le centre de recherche attaché au magazine « The Economist » a estimé que la privatisation et les réformes demeureront des sources de dissensions politiques dans le pays et pourront être repoussées au-delà de 2010.
Dans son premier rapport sur le Liban depuis les élections législatives du 7 juin, l'« Economist Intelligence Unit » (EIU), centre de recherche dépendant du magazine britannique The Economist, a maintenu ses prévisions de croissance pour l'économie du pays en 2009 et 2010. Selon le centre, le produit intérieur brut (PIB) du Liban devrait donc croître de 2,4 % en 2009 et de 3,3 % en 2010.
Cité par le Lebanon this Week, bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, l'EIU a noté que ses prévisions pour le Liban sont supérieures à celles qu'il a élaborées pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Son étude a souligné que la demande régionale pour les produits et services libanais s'est ralentie bien qu'elle demeure soutenue, ajoutant en substance que la progression des indicateurs économiques locaux en 2009 pourrait être surévaluée du fait de la faiblesse des résultats de ces indicateurs en 2008.
Le centre a en outre mis l'accent sur la performance « solide » enregistrée par le secteur touristique cette année du fait de la stabilité politique. Il a toutefois noté que les données disponibles suggèrent un ralentissement du secteur fondamental de l'immobilier qui semble vivre « un atterrissage en douceur ». Il a également expliqué que la consommation domestique devrait se resserrer en 2009, du fait de la baisse probable des transferts des expatriés et de l'aversion croissante au risque des emprunteurs et des créditeurs. Prévoyant un ralentissement de la croissance des investissements, il a également noté que la progression des acquisitions de biens et services par le gouvernement devrait être inférieure à celle enregistrée en 2007 et 2008 vu que l'État cherche à réduire ses dépenses dans l'espoir de juguler l'approfondissement continu de son déficit fiscal, a-t-il ajouté.

Le déficit public
Il n'en demeure pas moins que l'« Economist Intelligence Unit » a estimé que le déficit budgétaire devrait continuer à s'approfondir en 2009, sous l'impulsion de l'alourdissement des charges salariales de l'État, des transferts à l'Électricité du Liban (EDL) et des coûts des élections législatives. Ces évolutions compensent la croissance continue mais en décélération des recettes fiscales de l'État, a-t-il poursuivi.
L'EIU a aussi noté que le budget de 2009 prévoit un déficit de 2,7 milliards de dollars, mais que 47 % des ressources ont été déjà dépensées au cours des cinq premiers mois de l'année. Il a donc estimé que le déficit budgétaire devrait s'élever à quelque 3,6 milliards de dollars en 2009, soit 11,6 % du PIB du pays, avant de se resserrer légèrement à 11,2 % du PIB en 2010, « ce qui demeure un niveau très élevé ». Le gouvernement devrait continuer à pouvoir financer ce déficit par la dette, en dépit du resserrement du crédit à l'échelle mondiale, vu que la plupart des eurobonds arrivant à maturité en 2009 ont fait l'objet d'opérations de swap. « Néanmoins, la dette souveraine croissante demeure une source de vulnérabilité structurelle pour le pays », a-t-il averti.

Les dépôts
Par ailleurs, l'étude a expliqué que l'écart positif conséquent entre les taux d'intérêt sur les dépôts en devises et ceux sur les dépôts en dollars devrait continuer à alimenter les flux de dépôts des expatriés et faciliter la dédollarisation des dépôts bancaires. Toujours est-il que près des deux tiers des dépôts bancaires sont libellés en dollars et que le billet vert continuera à être largement utilisé par l'économie du pays, a-t-elle souligné.
L'EIU a en outre noté que les taux d'intérêt sur les bons du Trésor et les certificats de dépôt ont légèrement reculé depuis le début de l'année, et devraient se détendre davantage une fois le nouveau gouvernement formé. « Néanmoins, la dette lourde et persistante de l'État devrait freiner ce déclin », a-t-il précisé.

Réformes et privatisations
Évoquant les défis qui attendent le prochain gouvernement, l'« Economist Intelligence Unit » a estimé que la politique économique devrait susciter des divisions internes profondes entre les deux camps adverses aussi bien qu'à l'intérieur de chaque coalition. La privatisation et l'assainissement des finances publiques seront des sources de contentieux du fait de l'interférence des intérêts politiques, a-t-il considéré, ajoutant que l'absence de consensus entravera toute tentative de réduire le déficit public structurel et la dette massive de l'État.
Pour l'EIU, la privatisation de certains actifs étatiques, notamment les deux opérateurs de téléphonie mobile et l'EDL, pourrait être ajournée au-delà de 2010 du fait des différends politiques internes et de la récession économique mondiale qui pourrait dissuader d'éventuels acquéreurs. « En attendant, l'EDL continue d'enregistrer des pertes et de drainer d'énorme subsides sans pouvoir pour autant produire un niveau suffisant d'électricité. Enfin, le resserrement de la liquidité à l'échelle mondiale et les faibles progrès en matière de réformes requises par les pays donateurs pourraient retarder le versement de quelque 7,6 milliards de dollars d'aides conditionnelles promises au pays à la conférence Paris III », a conclu l'étude.
Dans son premier rapport sur le Liban depuis les élections législatives du 7 juin, l'« Economist Intelligence Unit » (EIU), centre de recherche dépendant du magazine britannique The Economist, a maintenu ses prévisions de croissance pour l'économie du pays en 2009 et 2010. Selon le centre, le produit intérieur brut (PIB) du Liban devrait donc croître de 2,4 % en 2009 et de 3,3 % en 2010.Cité par le Lebanon this Week, bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, l'EIU a noté que ses prévisions pour le Liban sont supérieures à celles qu'il a élaborées pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Son étude a souligné que la demande régionale pour les produits et...
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