Stéphane Ruffier, Guy Lacombe s'est montré inquiet par les résultats de Monaco en préparation. L'êtes-vous également ?
S.R. : Oui et non. Il nous reste deux semaines pour travailler. On attend aussi des joueurs. En tout cas, il y en a qui sont encore susceptibles de venir. L'équipe est en train de progresser petit à petit. Donc, moi, je ne suis pas trop inquiet pour le début du championnat.
L'arrivée de Guy Lacombe a-t-elle apporté de la sérénité au club ?
S.R. : L'année dernière, c'était également tranquille. Il n'y a pas eu trop de chamboulements mis à part l'arrivée du nouveau président. Donc, sur ce plan, je ne pense pas que ça ait changé grand-chose. Sur le terrain, chaque entraîneur a sa façon de travailler. Ricardo avait la sienne, Guy Lacombe a la sienne. Maintenant, nous on n'est pas là pour juger. On est là pour travailler. C'est ce que l'on fait et ça se passe très bien. Pour le moment, c'est du positif.
Il y a tout de même eu beaucoup de changements et de départs à l'intersaison, que ce soit le président, l'entraîneur ou les joueurs. Comment les avez-vous vécus ?
S.R. : Des départs ? Pour la plupart, ce sont des joueurs qui n'étaient pas avec nous l'an passé. Camel (Meriem) était en fin de contrat. On a perdu Kevin (Diaz) qui est parti en prêt à Ajaccio. Au-delà de ça, l'équipe n'a pas trop bougé. Ce sont des joueurs prêtés qui sont restés dans leurs clubs, comme Bolivar ou Vargas. Mais ils n'étaient pas avec nous la saison dernière, donc ça n'a pas chamboulé l'effectif.
Donc, selon vous, l'ASM n'est pas en reconstruction ?
S.R. : Non. On ne peut pas dire qu'on soit en reconstruction. Je pense que le club continue ce qu'il a débuté la saison dernière, à savoir qu'il y a eu beaucoup de jeunes qui sont sortis et qui ont fait leurs preuves. Maintenant, le club veut repartir sur cette base et s'appuyer sur cette jeunesse. Mais on ne commence pas à reconstruire aujourd'hui. Ce n'est pas un nouveau départ. On est dans la continuité de ce qui a été fait avant, avec une autre personne mais avec les mêmes intentions.
C'est vrai qu'il y a beaucoup de bons jeunes dans l'effectif. Ce sera la force de Monaco cette saison ?
S.R. : Ça l'était déjà un peu l'année dernière. Je ne vois pas pourquoi cela ne le serait pas cette année. On a un groupe de qualité avec de très bons jeunes entourés par trois ou quatre joueurs d'expérience. Je pense que ça forme une bonne équipe. Chacun sera amené à exploser, à faire son trou et à flamber. Mais ça ne dépend que d'eux. Le fait qu'on soit nombreux à sortir du centre de formation, c'est sûr que ça peut être un atout car on se connaît tous. On a à peu près tous joué ensemble. Mais, en Ligue 1, le niveau n'est pas le même.
C'est pour cette raison que le club a recruté des joueurs d'expérience ?
S.R. : Je pense que c'était le principe au niveau du recrutement. Le club a fait venir des joueurs expérimentés pour encadrer ces jeunes. Ils ont déjà fait venir Sébastien Puygrenier et Djimi Traoré. On devait aussi avoir Steve Savidan. Et je pense que deux ou trois joueurs doivent encore arriver. Ce sont des joueurs qui vont nous apporter leur expérience.
Avec un tel effectif, qu'attendez-vous de ce championnat ?
S.R. : Nous, dans ce championnat, on va vraiment prendre les matches les uns après les autres. On ne va pas commencer à s'enflammer et à dire que l'on vise telle place ou telle place. On va prendre les matches comme ils viennent, essayer de devenir meilleurs et progresser avec la jeune équipe que l'on aura. Ensuite, on essaiera de finir le plus haut possible. Mais la roue tourne toujours. Un jour ou l'autre, ça finit par payer. Pendant quatre ans, on a un peu galéré. Peut-être que cette année sera la bonne. Mais il est trop tôt pour se fixer un objectif. On connaît à peu près le visage de l'équipe, mais pas complètement. Beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici à la reprise du championnat. Se situer aujourd'hui dans le classement, c'est compliqué.
À titre personnel, comment avez-vous vécu la saison dernière où vous avez été propulsé au premier plan ?
S.R. : Très bien. Le coach m'a fait confiance et je l'en remercie. Match après match, j'ai pris de l'expérience. Les joueurs m'ont aussi fait davantage confiance. Grâce également au travail que j'ai fait avec André Biancarelli (l'entraîneur des gardiens, NDLR), tout cela m'a permis de faire une bonne saison. J'en suis content.
Vous avez relégué Flavio Roma sur le banc. Comment cela se passe-t-il entre vous ?
S.R. : Tout le monde me pose des questions à ce sujet, mais avec Flavio, on s'entend très, très bien. Il n'y a pas de problème. On parle, on discute, on rigole ensemble... On fait plein de choses tous les deux. Il n'y a vraiment aucun souci.

