Rechercher
Rechercher

Liban - La Situation

L’ONU planche sur le Sud, un souffle d’optimisme gouvernemental resurgit

Du jour au lendemain, le climat négatif dû à la dégradation de la situation dans le sud du pays s'est dissipé pour faire place à un optimisme publiquement affiché par le président de la Chambre Nabih Berry, lequel est, semble-t-il, certain qu'une rencontre syro-saoudienne au sommet aura lieu très prochainement, et aura pour effet direct de débloquer le statu quo. Quant aux raisons du blocage actuel, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a opté pour la transparence dans les propos qu'il a prononcés lors d'un entretien accordé au quotidien qatari al-Watan : « Ce n'est pas un secret, tout le monde pensait que l'accord saoudo-syrien auparavant prévu allait avoir pour effet de trouver une solution à la formation du nouveau gouvernement, mais celle-ci retirait en fait à l'opposition la participation efficace » qu'elle recherche au sein du nouveau gouvernement, « et ce processus n'a donc pas suivi son cours ». Contrairement à Nabih Berry, le numéro deux du Hezb fait désormais peser la responsabilité de la formation du cabinet à Saad Hariri seul, qui selon les dires de cheikh Kassem est tout à fait « capable de prendre les mesures adéquates et nécessaires ».
Une différence de perception de la situation gouvernementale prévaut donc entre le mouvement Amal et le Hezbollah, ou bien est-ce là une manière pour le Hezbollah de renflouer la confiance accordée à Saad Hariri, dont la crédibilité et le poids politique risquent fort d'être étiolés par tant de longueurs ? Difficile de trancher, et, pour l'heure, le Liban diplomatique reste tout entier concentré sur le sud du pays puisque le palais Bustros s'est chargé dans la nuit d'hier de répondre en une seule missive aux deux lettres de plaintes formulées par Israël. Selon notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane, le secrétariat général de l'ONU a demandé la tenue aujourd'hui d'une réunion à huis clos des délégués permanents et non permanents de l'ONU pour examiner les deux plaintes israéliennes et la réponse libanaise y afférente. Le Sud, et plus particulièrement la question de Kfarchouba, est donc à l'honneur à New York alors que l'ONU se prépare, dans 40 jours, à voter le renouvellement du mandat de la Finul. Le Liban officiel a d'ailleurs clairement précisé dans le mémorandum envoyé dans la nuit d'hier à New York qu'il refuse le moindre changement dans « le mandat de la Finul, que ce soit dans la définition de ses opérations ou encore dans ses règles d'engagement ». À ce propos, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s'est d'ores et déjà exprimé il y a deux jours en affirmant que le mandat de la Finul « a été très bien calculé, il est extrêmement solide et, avec la Finul et son équipement, on peut faire face. Nous sommes favorables à un renouvellement du mandat de la Finul. C'est prévu pour le mois d'août », a-t-il aussi déclaré. Il faut en outre rappeler que M. Kouchner s'était montré tout aussi positif à propos de la formation du gouvernement, puisqu'il s'est félicité du fait qu'aucune partie ne soit en train de revendiquer actuellement le tiers de blocage. « Personne ne réclame, comme préalable, la minorité de blocage », a-t-il ainsi indiqué, car, pour lui, la Syrie serait prête à renoncer à cette condition. Nabih Berry a abondé dans le même sens hier en soulignant que « personne n'a jamais demandé le tiers de blocage ». Ce climat positif a de plus été également relayé par une source informée pour qui le déplacement turc en Syrie, en vue d'une redynamisation des pourparlers syro-israéliens, pourrait avoir un effet tout aussi positif sur la situation gouvernementale locale.
Justement, et en ce qui concerne la composition de la nouvelle équipe ministérielle, des formules se sont remises à circuler hier en coulisses. L'une, apparemment fruit d'une rumeur immédiatement démentie par le PSP, partagerait le gouvernement à venir en trois parts égales, 10-10-10, et aurait été proposée par Walid Joumblatt. L'autre, qui a définitivement beaucoup plus le vent en poupe, serait la 15-10-5. Une source proche de Koraytem a dans ce contexte affirmé qu'il faut s'attendre à « quelque chose de positif dans les prochaines 48 heures », sans toutefois préciser la nature de ce « quelque chose ». Même son de cloche du côté du secrétariat général du 14 Mars, qui s'attend aussi à une percée « d'ici à la fin du mois ». Mais, et pour reprendre l'expression du ministre du Tourisme Élie Marouni, « avec tout le respect qu'on doit à l'optimisme de Nabih Berry » et à tous ceux qui le partagent aujourd'hui, ce serait vraiment bien que ce capital, pour l'heure positif, se traduise assez rapidement par des actions concrètes.
Du jour au lendemain, le climat négatif dû à la dégradation de la situation dans le sud du pays s'est dissipé pour faire place à un optimisme publiquement affiché par le président de la Chambre Nabih Berry, lequel est, semble-t-il, certain qu'une rencontre syro-saoudienne au sommet aura lieu très prochainement, et aura pour effet direct de débloquer le statu quo. Quant aux raisons du blocage actuel, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a opté pour la transparence dans les propos qu'il a prononcés lors d'un entretien accordé au quotidien qatari al-Watan : « Ce n'est pas un secret, tout le monde pensait que l'accord saoudo-syrien auparavant prévu allait avoir pour effet de trouver...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut