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Liban - Ligne Bleue

Le Liban et le Hezbollah réaffirment leur respect de la 1701

Le Liban officiel et le Hezbollah ont réaffirmé hier leur engagement à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité, à la suite des incidents survenus au Liban-Sud.
Le ministre sortant des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh a reçu le représentant du secrétaire général des Nations unies au Liban, Michael Williams, pour examiner avec lui la situation dans cette région.
M. Salloukh devait réaffirmer devant le responsable onusien « l'engagement du Liban à respecter à la lettre les dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité ». Il lui a également dit que le Liban « n'accepterait aucun amendement qu'Israël chercherait à introduire dans le but de modifier la règle du jeu, notamment en ce qui a trait à la mission de la force des Nations unies ».
Le ministre a en outre souligné la nécessité d'attendre les résultats de l'enquête menée par la commission mixte formée par l'armée libanaise et la Finul. « Il ne faut pas se laisser entraîner derrière les tentatives d'Israël visant à dissimuler ses violations répétées de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 », a-t-il dit.
Cherchant à minimiser la portée des incidents survenus à Kherbet Selm, M. Salloukh a rappelé que « depuis l'installation de la Finul au Liban en 1978, il n'y a jamais eu de frictions entre Casques bleus et habitants du Liban-Sud ».
De son côté, M. Williams s'est dit « d'accord » avec le ministre sortant sur la nécessité de réduire la tension qui a sévi la semaine dernière au Liban-Sud. « Tout le monde, au sein de la Finul, de l'armée libanaise, du gouvernement libanais et du Hezbollah agit actuellement pour réduire la tension », a-t-il assuré dans une déclaration à la presse.
« Nous devons sérieusement réfléchir aux moyens nécessaires pour éviter de tels incidents dans le futur. Le ministre Salloukh m'a fait part de ses regrets pour ce qui s'est passé et m'a assuré que rien de tel ne s'était produit durant les trente années d'existence de la Finul. Cela est satisfaisant à nos yeux », a-t-il encore déclaré.

Kassem : La Finul a commis une erreur
Pour sa part, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a donné sa propre version des incidents, tout en réaffirmant le respect par le Hezbollah de la résolution 1701, dans une interview au journal qatariote al-Watan.
« L'explosion qui s'est produite à Kherbet Selm n'est qu'un incident de parcours lié à des reliquats d'obus israéliens rassemblés en ce lieu pendant et après le retrait d'Israël du Liban. C'est une affaire toute simple qui a été traitée en coordination avec l'armée libanaise et qui ne constitue pas une violation de la résolution 1701 », a-t-il affirmé.
Selon cheikh Kassem, la Finul a commis une « erreur en cherchant à perquisitionner un logement sans coordination avec l'armée. La 1701 donne à l'armée la prérogative d'agir en premier, la Finul devant la seconder. Cela n'a pas été respecté ».
« Notre parti affirme que la Finul a une mission et qu'elle doit s'y tenir. Pour notre part, nous sommes engagés à respecter la 1701. Il n'y aucun changement à ce propos. Mais c'est l'armée libanaise qui est responsable de la sécurité dans cette région, avec l'aide de la Finul, et pas le contraire », a-t-il encore dit.
Le journal saoudien Okaz, qui cite des sources diplomatiques à Beyrouth, estime que la tension actuelle entre le Liban et Israël restera médiatique et ne débouchera pas sur des heurts sur le terrain, Israël et le Hezbollah n'ayant pas l'intention pour le moment d'aller vers une confrontation armée.
Les incidents au Sud ont par ailleurs été au centre d'un entretien à Bickfaya entre l'ancien président de la République Amine Gemayel et l'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison.
Un communiqué publié à l'issue de la rencontre par le bureau de presse de M. Gemayel souligne que « la répétition des incidents dans cette région pousse à s'interroger sur les capacités de survie de la résolution 1701, qui est aujourd'hui une nécessité pour préserver la sécurité et la stabilité dans le pays ».
Le bloc parlementaire « Liban d'abord », qui regroupe le Courant du futur et des indépendants, a exprimé dans un communiqué son « rejet total » et sa « condamnation des tentatives israéliennes visant à obtenir un amendement de la résolution 1701 ».
Pour le bloc, ces tentatives ont lieu « à l'ombre d'une série ininterrompue de violations par Israël de cette résolution. Ces violations constituent des agressions à la fois contre la souveraineté libanaise et contre la Finul », souligne le communiqué.
Le chef du PNL, Dory Chamoun, a estimé que « la position de l'État libanais à l'égard de la Finul n'est pas suffisamment claire, ce qui pourrait se répercuter négativement sur les relations avec les Nations unies ».
« Si l'État n'aide pas la Finul au Liban-Sud, cela pourrait mener à la cessation des activités de cette force et au gel de sa mission au Liban. Le Liban-Sud redeviendrait ainsi un théâtre de conflits et de guerres », a-t-il prévenu.
« Il semble que ce qui se passe est un complot contre la Finul », a-t-il ajouté, affirmant qu'à son opinion, les derniers incidents ont été « provoqués de façon délibérée ».
Pour sa part, Michel Pharaon, député de Beyrouth, a rappelé combien le Liban-Sud a été durant des décennies le théâtre de conflits interarabes et internationaux. « La résolution 1701 et le rétablissement de l'autorité de l'État et de l'armée, aux côtés de la Finul, constituent la garantie de la protection du Sud » , a-t-il souligné.
M. Pharaon a appelé en conséquence à renforcer l'attachement à la 1701, car « toute autre option ferait subir de nouvelles secousses au Sud et au Liban ».
Le ministre sortant des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh a reçu le représentant du secrétaire général des Nations unies au Liban, Michael Williams, pour examiner avec lui la situation dans cette région.M. Salloukh devait réaffirmer devant le responsable onusien « l'engagement du Liban à respecter à la lettre les dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité ». Il lui a également dit que le Liban « n'accepterait aucun amendement qu'Israël chercherait à introduire dans le but de modifier la règle du jeu, notamment en ce qui a trait à la mission de la force des Nations unies ».Le ministre a en outre souligné la nécessité d'attendre...
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