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Culture - Festival

Le cultissime Jethro Tull s’approprie Byblos dimanche

Jethro Tull. Pour les néophytes, les consonances médiévales - il s'agit en fait du nom d'un inventeur du XVIIIe siècle - peuvent être évocatrices d'une horde de barbares sur le point de déverser des tonnes de rock lourd et anarchique. Heureusement, il n'en est rien. Les initiés, ceux qui ont été littéralement charmés, envoûtés par la flûte d'Ian Anderson depuis les débuts de ce groupe britannique, en 1967, savent : Jethro Tull est un groupe unique, et il n'y a, ou n'y aura jamais rien de comparable à ses créations sur la scène musicale internationale. La symbiose entre le blues, le jazz, la pop-folk, le hard-rock a permis à ces dinosaures de la scène anglaise de devenir un groupe cultissime, notamment sur la scène pourtant très sélecte du rock progressif, avec, sur quarante ans de carrière (et une trentaine d'albums), cinq albums de platine et onze d'or.
Depuis la fin des années 60, Jethro Tull a quasiment tout fait, tout osé, emmené par la personnalité extraordinaire de son chanteur écossais, Ian Anderson. Celui qui fêtera ses 62 ans le 10 août prochain est toujours aussi facétieux et infatigable sur scène, une véritable boule d'énergie qui se donne sans compter, avec humour et sens manifeste de l'autodérision. Un « front man » dont l'arme fatale, la flûte, est devenue la marque de fabrique du groupe. Les nostalgiques des glorieux temps de l'île de Wight ne sont en effet pas prêts d'oublier ce farfadet hirsute habillé en troubadour d'époque, adoptant des positions de « walkabout » australien en se tenant sur une seule jambe, la cuisse repliée sur l'autre, pour transformer, à coups de flûte, la Bourrée de Bach en morceau d'anthologie du rock progressif... La pièce, qui date de 1969 et qui figure sur l'album Stand Up, n'a pas pris une ride, comme Anderson, et la performance qu'il en donnera dimanche au Festival de Byblos promet d'être en tous points électrifiante. Tout aussi électrifiant d'ailleurs sera de voir enfin interprétés sur scène au Liban des chefs-d'œuvre du rock progressif comme Aqualung, Cross-Eyed Mary, Locomotive Breath, ou My God (1971, de l'album-culte à grand succès Aqualung racontant la vie d'un clochard) ; et peut-être Anderson ira-t-il jusqu'à « tester » la ferveur (et l'endurance) de son public et reprendre des morceaux d'anthologie qui excèdent les dix minutes comme Thick as a Brick (1972), superbe délire emblématique du genre.
Actuellement formé, outre Anderson - seul membre constant et qui poursuit également une carrière en solo à côté de celle du groupe - du guitariste Martin Barre, du bassiste David Goodler, du pianiste John O'Hara et du batteur Doane Perry, le légendaire Jethro Tull au Liban est sans conteste l'une des meilleures surprises de la saison. De quoi transporter littéralement tous ceux qui, de Pink Floyd à Fairport Convention, aiment vagabonder avec une musique en constante mutation, en recréation permanente, avec de véritables farfadets qui, à soixante balais, continuent toujours de jongler sur scène avec le même bonheur, extrêmement communicatif.
Jethro Tull. Pour les néophytes, les consonances médiévales - il s'agit en fait du nom d'un inventeur du XVIIIe siècle - peuvent être évocatrices d'une horde de barbares sur le point de déverser des tonnes de rock lourd et anarchique. Heureusement, il n'en est rien. Les initiés, ceux qui ont été littéralement charmés, envoûtés par la flûte d'Ian Anderson depuis les débuts de ce groupe britannique, en 1967, savent : Jethro Tull est un groupe unique, et il n'y a, ou n'y aura jamais rien de comparable à ses créations sur la scène musicale internationale. La symbiose entre le blues, le jazz, la pop-folk, le hard-rock a permis à ces dinosaures de la scène anglaise de devenir un groupe cultissime,...
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