De son côté, M. Hof, adjoint de l'émissaire américain pour la paix au Proche-Orient George Mitchell, a affirmé « la volonté des États-Unis d'œuvrer pour une paix globale au Proche-Orient ». M. Hof a affirmé également que les États-Unis voulaient « jouer un rôle actif et équilibré pour relancer les négociations de paix sur tous les volets », syrien et palestinien, avec Israël, a poursuivi SANA.
Les relations entre les États-Unis et la Syrie ont commencé à s'améliorer après l'arrivée du président Barack Obama au pouvoir. Washington a annoncé le 24 juin sa décision de renvoyer un ambassadeur à Damas, dernier d'une série de signaux prudents de l'administration Obama. Les États-Unis avaient rappelé leur ambassadeur à Damas après l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, où le régime syrien avait été mis en cause. L'ambassade est depuis restée ouverte, mais dirigée par un simple chargé d'affaires.
Arrivé dimanche dans la région, M. Hof a rencontré plusieurs responsables israéliens de la défense, dont le ministre Ehud Barak, le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, et le conseiller israélien de sécurité nationale, Ouzi Arad.
Avant sa rencontre avec M. Hof, M. Ayalon a affirmé au Jerusalem Post que toute hypothèse de reprise des négociations israélo-syriennes est « prématurée, compte tenu de l'intransigeance des Syriens ainsi que de leur soutien au terrorisme ». Cependant, peu de temps après la réunion de Damas, M. Ayalon aurait indiqué à M. Hof, toujours selon le Jerusalem Post, que Jérusalem est disposée à entamer des négociations directes avec la Syrie, sans aucune précondition. Il aurait été précisé, par ailleurs, qu'il est impossible de parler de paix d'un côté et d'« inciter les confrontations de l'autre ».

