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Culture - Festival Beiteddine

Emmenez-nous encore M. Aznavour !

Une heure et demie d'un spectacle ininterrompu, où le grand Charles a swingué sur les airs anciens, mélangés aux mélodies nouvelles. Le chanteur qui est actuellement ambassadeur d'Arménie en Suisse l'a été ce soir également auprès des étoiles.
Il a littéralement emporté le public libanais. D'abord, vers les souvenirs de sa jeunesse, au temps où il écumait les petits cabarets de Beyrouth, comme le Kit Kat. Ensuite, aux sons de sa musique et des paroles qui n'ont pas pris une seule ride, mais qui traduisent, au contraire, une éternelle jeunesse. Le chanteur français Charles Aznavour, décoré récemment par le président Michel Sleiman de l'ordre du Mérite libanais, s'est dit heureux de se retrouver sur la terre d'Orient. Devant une audience panachée, formée de jeunes et de moins jeunes, parmi laquelle on notait la présence du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, l'artiste a interprété un florilège de ses plus belles chansons.
Entouré d'un orchestre de six musiciens et de ses deux choristes, dont sa fille Katia, Charles Aznavour ouvre le spectacle avec un hommage aux émigrants, avec un titre éponyme. Il enchaîne aussitôt avec Paris au mois d'août, où il balaye les soucis et les blessures du cœur, « Dieu fasse que l'on rêve », fredonne-t-il, et son désir prend l'allure d'une supplique. Comment ne pas rêver avec cette voix qui transgresse les lois du temps et de l'âge, et qui nous fait croire que tout est possible dans cette vie ? Passant des larmes, avec La Mamma, Que c'est triste Venise ou Mourir d'aimer, à la joie, avec le rythme endiablé et si délicieusement oriental de L'amour, bon Dieu, l'amour, et du réalisme à l'autodérision, Charles Aznavour chante Les amours, les amis et les emmerdes à sa manière.

Un rythme nouveau
Tout comme un peintre devant sa toile, le chanteur croque la vie. Avec ses menus détails anodins, ses déceptions et ses aigreurs, mais aussi ses enchantements. Il faut savoir, répète-t-il, et ces mots sont devenus si familiers que chaque amoureux dans la salle pense les avoir empruntés un jour. Car c'est cela Charles Aznavour, un monsieur qui, depuis longtemps, s'est glissé dans nos vies et qui, grâce à ses merveilleux textes, a su remuer les émotions et bouleverser notre banal quotidien.
Cette vie, qu'il croque également à pleines dents en amenant l'audience très loin au son de ses Deux guitares. Ambiance rythmée pour ce titre qui ne manquera pas de créer la liesse du public. Allant d'un bout à l'autre de la scène, esquissant des pas de danse et semblant enlacer le ciel de ses bras, Aznavour s'amuse avec les étoiles. Enivrés de mots d'amour, de souvenirs de Bohême, de Plaisirs démodés et d'un flot d'images d'âge tendre qui se déverse sur la scène, les assistants s'en iront, épatés d'avoir assisté à la performance de cet incroyable artiste, et heureux d'avoir partagé avec lui des moments inoubliables. Mais avant de partir, le public libanais s'est arrangé pour avoir une promesse d'un possible retour de l'artiste, qui entonnera : « Nous nous reverrons un jour ou l'autre...si Dieu le veut. »
Il a littéralement emporté le public libanais. D'abord, vers les souvenirs de sa jeunesse, au temps où il écumait les petits cabarets de Beyrouth, comme le Kit Kat. Ensuite, aux sons de sa musique et des paroles qui n'ont pas pris une seule ride, mais qui traduisent, au contraire, une éternelle jeunesse. Le chanteur français Charles Aznavour, décoré récemment par le président Michel Sleiman de l'ordre du Mérite libanais, s'est dit heureux de se retrouver sur la terre d'Orient. Devant une audience panachée, formée de jeunes et de moins jeunes, parmi laquelle on notait la présence du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, l'artiste a interprété un florilège de ses plus belles...
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