La France ne comprend pas le refus d'Israël de laisser entrer dans la bande de Gaza une mission humanitaire de chirurgiens, a indiqué hier un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Nous ne comprenons pas qu'une équipe chirurgicale reconnue puisse être empêchée d'accéder aux personnes qui attendaient d'être opérées à Gaza. Nous allons l'indiquer clairement aux autorités israéliennes », a déclaré ce porte-parole interrogé lors d'un point de presse électronique. Les autorités israéliennes ont refusé lundi pour la deuxième journée consécutive l'entrée d'une mission humanitaire de chirurgiens dans la bande de Gaza, a-t-on appris auprès de l'équipe médicale. Elles avaient déjà empêché dimanche l'équipe de neuf chirurgiens - quatre Français, trois Britanniques et deux Espagnols - de franchir le point de passage d'Erez, entre Israël et la bande de Gaza.
Le mur de séparation a un impact majeur sur les Palestiniens, affirme l'ONU
La barrière de sécurité séparant l'État juif de la Cisjordanie a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens, a affirmé hier le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). « La barrière est l'une des mesures employées pour restreindre les mouvements et la vie des Palestiniens », a déclaré un responsable d'OCHA dans une conférence de presse. « La barrière fait partie d'un régime général de fermeture (...) qui affecte les mouvements des Palestiniens, restreint leur espace et ajoute à la fragmentation de la Cisjordanie », a-t-il ajouté. Selon OCHA, la barrière aura lorsqu'elle sera entièrement construite une longueur de 709 km, dont 85 % seront établis en Cisjordanie même et seulement 15 % sur la ligne verte, la ligne de démarcation de 1949 entre la Cisjordanie et Israël. À ce jour, 60 % du tracé final de cette barrière a été construit, selon l'agence onusienne, qui précise que celle-ci empiètera une fois achevée sur 9,5 % de la Cisjordanie.
Seuls les ravisseurs de Shalit connaissent son sort, dit le Hamas
Le Hamas a affirmé mercredi que le sort du soldat israélien Gilad Shalit, détenu par des groupes armés palestiniens depuis 2006, n'était connu que de ses seuls ravisseurs, après les déclarations du président égyptien Hosni Moubarak affirmant que le captif allait « bien ». M. Moubarak « prend ses rêves pour la réalité », a déclaré Ossama al-Muzaini, responsable du Hamas en charge des négociations pour la libération du soldat israélien, dans une déclaration publiée par l'agence locale palestinienne SAFA. « Personne ne sait si (Gilad) Shalit est vivant ou mort après la guerre (contre Gaza en décembre-janvier), à part le cercle étroit qui en a la charge », a-t-il ajouté.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef