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Sport - Natation

Alain Bernard part à la conquête du titre mondial

Alain Bernard a douté. Mais aujourd'hui, le champion olympique du 100 m nage libre se sent fort et prêt à aller chercher le titre mondial qui manque à son palmarès, à Rome à la fin du mois, déclare-t-il dans une interview à Reuters.
Le contrecoup du titre olympique décroché à Pékin n'a pas été sans conséquence pour le nageur français, qui s'est également vu privé de son record du monde sur sa distance de prédilection, en raison d'une combinaison non homologuée par la Fédération internationale (FINA).
« L'hiver a été très dur car la charge émotionnelle après Pékin a été très difficile. Il y a eu beaucoup de remises en question, des doutes », explique Alain Bernard, âgé de 26 ans et licencié à Antibes.
« Des doutes sur la capacité de se remettre en cause. J'ai un statut à assumer. Trois titres consécutifs, champion d'Europe, olympique et du monde, c'est dans un coin de ma tête. »
Après avoir décroché le Graal en devenant champion olympique, Alain Bernard s'est interrogé sur la suite de Pékin, mais a rebondi avec la certitude de vouloir réaliser sa passe de trois.
« Je me suis demandé si le titre de champion du monde n'était pas dérisoire après un titre olympique. Je me suis dit : "Cela vaut-il le coup ?" Mais je ne me pose plus la question. Je me sens fort, serein et je sais que j'en suis capable. »

« La performance se construit sur le bien-être »
Et Alain Bernard est définitivement sûr de sa force.
« L'envie est toujours là. La forme physique sera là et il n'y a pas de problème psychologique. »
Reste la question des combinaisons. Alain Bernard a vu son record du monde établi en avril aux championnats de France en 46''94 invalidé par la FINA, avec une combinaison en polyuréthane, non homologuée par l'instance dirigeante de la natation mondiale.
« Je regrette la décision de la FINA, mais je resterai malgré tout le premier à avoir nagé sous les 47 secondes. Je l'ai très bien digéré, je ne suis pas abattu du tout, il y aura une astérisque indiquant qu'Alain Bernard a nagé en moins de 47 secondes, dit-il. Aujourd'hui, je suis pour les combinaisons 100 % tissu. C'est très confortable et très compétitif.
Quoi qu'il en soit, je ne veux pas partir de Rome avec des regrets. Je vais y aller pour faire mon meilleur temps. »
Alain Bernard a également accepté d'évoquer sa relation avec Coralie Balmy, vice-championne d'Europe du 400 m nage libre, qui le rejoindra à Antibes la saison prochaine.
« Pour moi, c'est très important qu'elle me rejoigne. La performance se construit sur le bien-être. »
Alain Bernard a douté. Mais aujourd'hui, le champion olympique du 100 m nage libre se sent fort et prêt à aller chercher le titre mondial qui manque à son palmarès, à Rome à la fin du mois, déclare-t-il dans une interview à Reuters.Le contrecoup du titre olympique décroché à Pékin n'a pas été sans conséquence pour le nageur français, qui s'est également vu privé de son record du monde sur sa distance de prédilection, en raison d'une combinaison non homologuée par la Fédération internationale (FINA).« L'hiver a été très dur car la charge émotionnelle après Pékin a été très difficile. Il y a eu beaucoup de...
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