Que M. Gad Elmaleh soutienne Israël, c'est son droit. Qu'il milite pour l'Association du bien-être des soldats israéliens, c'est son droit aussi. Mais qu'on en vienne à penser qu'il est naturel, trois ans après la guerre de juillet 2006, de payer un artiste qui affiche publiquement son encouragement à ceux qui ont quand même causé d'énormes souffrances à une très large partie de la population libanaise souligne l'immaturité politique d'une partie des Libanais et leur insensibilité à l'égard des autres, ce qui ne peut manquer de se répercuter négativement sur le projet d'union nationale et exacerber le sentiment de méfiance. Cela sans oublier la légèreté dont ont fait preuve les organisateurs de ce spectacle, y compris dans leur conférence de presse. Il n'en demeure pas moins que la question essentielle qui demeure quand même posée est de savoir pourquoi al-Manar a jugé utile de soulever cette question maintenant, au moment de la formation du gouvernement, alors que ce spectacle était annoncé depuis plusieurs mois déjà ? Et quelle exploitation politique interne comptent-ils en faire ?
Nos lecteurs ont la parole - Affaire Gad Elmaleh
Une question
OLJ / le 07 juillet 2009 à 00h19
Que M. Gad Elmaleh soutienne Israël, c'est son droit. Qu'il milite pour l'Association du bien-être des soldats israéliens, c'est son droit aussi. Mais qu'on en vienne à penser qu'il est naturel, trois ans après la guerre de juillet 2006, de payer un artiste qui affiche publiquement son encouragement à ceux qui ont quand même causé d'énormes souffrances à une très large partie de la population libanaise souligne l'immaturité politique d'une partie des Libanais et leur insensibilité à l'égard des autres, ce qui ne peut manquer de se répercuter négativement sur le projet d'union nationale et exacerber le sentiment de méfiance. Cela sans oublier la légèreté dont ont fait preuve les organisateurs de ce spectacle, y compris dans leur conférence de presse. Il n'en demeure pas moins que la question essentielle qui demeure quand même posée est de savoir pourquoi al-Manar a jugé utile de soulever cette question maintenant, au moment de la formation du gouvernement, alors que ce spectacle était annoncé depuis plusieurs mois déjà ? Et quelle exploitation politique interne comptent-ils en faire ?

