Par ailleurs, le BN a dénoncé « l'usage des armes, dimanche soir, à Aïcha Bakkar », qu'il a qualifié de « sorte de coup d'État contre les résultats des élections », et l'expression « d'un chantage permanent à l'utilisation des armes » contre la population civile.
Le BN a ajouté que « le général Michel Aoun aurait mieux fait de réagir à l'utilisation des armes à des fins politiques, par ses alliés, plutôt que de parler des ingérences présumées des ambassades » dans la formation du prochain gouvernement.
Après avoir jugé « inadmissible le banditisme qui s'est manifesté dans le jurd du Kesrouan et de Jbeil, le BN a exprimé des réserves sur la manière dont le dossier de la privatisation est traité par certains hommes politiques et médias.
« La privatisation ne saurait être abordée de cette manière anarchique et populiste, a dit Carlos Eddé. Nous devons admettre, par pure honnêteté, qu'il existe dans le monde des expériences de privatisation, certaines réussies, d'autres pas. Mais ce qu'il faut noter surtout, c'est que la plupart des privatisations en Europe se sont faites sous des gouvernements de centre ou de centre-gauche, comme le Parti socialiste en France ou les travaillistes en G-B. Il ne faut donc pas idéologiser cette question, en se prononçant catégoriquement pour ou contre ce processus, mais tenir compte de tous les paramètres de cette question, pour juger de son opportunité et de son intérêt. »
Et M. Eddé de conclure en soulignant qu'il y a plusieurs formes de privatisation, et qu'il est donc possible de privatiser la gestion d'un service public, tout en conservant la propriété à l'État.

