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Moyen Orient et Monde - Honduras

Les putschistes refusent le retour de Zelaya malgré les pressions

Le gouvernement installé après un coup d'État au Honduras continuait hier d'ignorer la pression de la rue et la condamnation de la communauté internationale exprimée par l'ONU qui a demandé le retour « immédiat et sans conditions » du président Manuel Zelaya à son poste. Dans une résolution adoptée par acclamation, en présence du président Zelaya, l'Assemblée générale de l'ONU a condamné « le coup d'État dans la République du Honduras, qui a interrompu l'ordre démocratique et constitutionnel ».
Pendant ce temps à Tegucigalpa, plusieurs milliers de manifestants anti-Zelaya exprimaient leur soutien aux autorités qui l'ont renversé, tandis qu'une contre-manifestation de ses fidèles, « plus de 10 000 » selon un de leurs représentants, se dirigeait vers le centre de la capitale. Lundi, des affrontements entre partisans du président évincé et militaires avaient fait des blessés devant le palais présidentiel, 18 chez les militaires, selon l'armée, et 276 parmi les manifestants, selon leurs organisations.
En outre, le président désigné, Roberto Micheletti, fort du soutien de la majorité de la classe politique, des médias, des chefs d'entreprise et d'une partie de la population, a commencé à former son gouvernement. Pour sa part, M. Zelaya a annoncé son retour demain au Honduras. Un juge a toutefois indiqué qu'il serait arrêté s'il revenait. M. Zelaya a également indiqué qu'il serait aujourd'hui à Washington, sans préciser son programme dans la capitale américaine. La Maison-Blanche a, elle, indiqué que M. Zelaya devrait « probablement » rencontrer des responsables du département d'État, mais qu'aucun entretien avec le président Barack Obama n'est prévu.

Le gouvernement installé après un coup d'État au Honduras continuait hier d'ignorer la pression de la rue et la condamnation de la communauté internationale exprimée par l'ONU qui a demandé le retour « immédiat et sans conditions » du président Manuel Zelaya à son poste. Dans une résolution adoptée par acclamation, en présence du président Zelaya, l'Assemblée générale de l'ONU a condamné « le coup d'État dans la République du Honduras, qui a interrompu l'ordre démocratique et constitutionnel ».Pendant ce temps à Tegucigalpa, plusieurs milliers de manifestants anti-Zelaya exprimaient leur soutien aux autorités qui l'ont renversé, tandis...
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