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Sport

Wimbledon, ce n’est qu’un début

Une première semaine à oublier ? Si le spectacle et l'effervescence des grands tournois n'étaient pas au rendez-vous, la première semaine de Wimbledon a tout de même laissé quelques souvenirs marquants.

Les satisfactions
Le match le plus long : Tommy Haas-Marin Cilic, c'est le duel le plus long du tournoi pour l'instant. Un match qui s'est joué sur deux jours, et qui a ravivé la flamme intermittente du central, entre deux apparitions d'Andy Murray. Avec un soleil rougissant à l'horizon, Tommy Haas a dû résister à la dynamique du jeune Marin Cilic, la future star du tennis croate, déjà 13e mondial. Après avoir manqué deux balles de match, l'Allemand en sauve deux et égalise à 6-6. Il faudra attendre le lendemain pour voir Haas s'imposer après 4h26 de jeu.

Le match le plus rocambolesque : Juan Carlos Ferrero et Fernando Gonzalez abasourdis, immobiles en plein court n° 1 tandis qu'une voix résonne très fort dans les tribunes, c'est un des faits marquants de ce match étrange qui a vu l'Espagnol, quart de finaliste en 2007, remporter une de ses plus belles victoires de ses dernières années. C'était une annonce de programmation insensée qui fera faire une grimace de dépit à l'arbitre de chaise. Le Chilien, qui veut plus que jamais prendre du plaisir sur le court depuis un passage difficile l'année dernière et quelques mois de pause, fait le guignol. « El Mosquito », qui avait eu des problèmes de vidéo contre Santoro plus tôt dans la semaine, regarde l'arbitre d'un œil noir quand cela recommence. Le Hawk-Eye est même complètement désactivé pendant le match ! Encore un match joué tard dans la nuit.

Les plus efficaces : Lleyton Hewitt est un ancien vainqueur ravi. L'Australien, opéré de la hanche au mois d'août dernier, retrouve son tennis hargneux au meilleur moment. C'est lui qui réussit la perf du tournoi face à Juan Martin Del Potro et le voilà en position de force en haut de tableau en face des Andy Roddick, Andy Murray et Tomas Berdych. Le Tchèque partage en effet avec l'Australien l'excellente statistique de n'avoir concédé aucun set en trois matches.

Les inattendues et la confirmation : Sabine Lisicki et Melanie Oudin sont attendues. La première fait parler d'elle depuis un an et demi sur le circuit, la seconde fait l'objet d'une grande attention aux États-Unis. Leur victoire sur Svetlana Kuznetsova et Jelena Jankovic ont marqué le tournoi. Dans le tableau messieurs, il faut saluer la présence de Robin Soderling au 4e tour face à Roger Federer ; faire finale à Roland-Garros et enchaîner, c'est beau. À voir contre Federer.

Les plongeons de Robert Kendrick : il avait mené deux sets à rien face à Rafael Nadal, il a donné des frissons aux fans de Murray en lui prenant le deuxième set. Sinon, il sait plonger, même à la fin du match, pour rappeler la plus belle tradition des années 90 avec Boris Becker.

Les déceptions
La défaite de Marat Safin au premier tour : la face sombre de Marat, demi-finaliste l'an passé et futur retraité anonyme après sa défaite devant Jesse Levine, un Américain qui n'avait plus gagné un match depuis août 2008.

Le toit ne sert à rien : un si joli toit ne va pas avec une si jolie météo. On souffre de la chaleur à Wimbledon cette année, pas de la pluie. Les organisateurs ont d'ailleurs inventé le toit préventif samedi pour enfin vérifier que leur bijou de toit fonctionnait, en couvrant un match de double sous prétexte que la météo annonçait la pluie.

La fausse lenteur des courts : la polémique a fait rage, les courts sont-ils plus lents qu'à Roland-Garros ? Oui, d'ailleurs les balles sont moins vives, dit Nicolas Mahut. Non, de loin on ne voit la différence. Mais plus ou moins rapide, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas vu la différence face à Ivo Karlovic et ses 46 aces. À Wimbledon, tout le monde a désormais sa chance. C'est le plus imprévisible des tournois comme dit Svetlana Kuznetsova.
Une première semaine à oublier ? Si le spectacle et l'effervescence des grands tournois n'étaient pas au rendez-vous, la première semaine de Wimbledon a tout de même laissé quelques souvenirs marquants.Les satisfactionsLe match le plus long : Tommy Haas-Marin Cilic, c'est le duel le plus long du tournoi pour l'instant. Un match qui s'est joué sur deux jours, et qui a ravivé la flamme intermittente du central, entre deux apparitions d'Andy Murray. Avec un soleil rougissant à l'horizon, Tommy Haas a dû résister à la dynamique du jeune Marin Cilic, la future star du tennis croate, déjà 13e mondial. Après avoir manqué deux balles de match, l'Allemand en sauve deux et égalise à 6-6. Il faudra attendre le...
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