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Moyen Orient et Monde - Éclairage

L’Union pour la Méditerranée surmonte la crise de Gaza

Les pays arabes participeront à la réunion cruciale du 7 juillet à Bruxelles.
Victime collatérale de la guerre de Gaza, l'Union pour la Méditerranée (UPM) s'apprête à surmonter cette grande épreuve, juste avant son premier anniversaire. Fruit d'un patient travail de la France, épaulée par l'Égypte, la sortie de crise doit intervenir le 7 juillet à Bruxelles lors d'une réunion du comité des hauts représentants des 43 membres européens, méditerranéens et arabes. Les pays arabes, qui avaient exigé le gel de l'UPM en réaction à la meurtrière intervention israélienne à Gaza, du 27 décembre au 19 janvier derniers, ont pris la décision de participer à cette réunion cruciale. « Le groupe arabe, Palestiniens compris, y participera, en dépit des réticences à l'égard d'Israël », a déclaré à l'AFP Mohammad al-Nasseri, chef du département de la coopération euro-arabe à la Ligue arabe.
Une ministérielle euro-méditerranéenne sur le développement durable se tenait hier à Paris. Elle avait été précédée par des réunions informelles, moins médiatiques, à Alexandrie, Barcelone ou Marseille. « Cela marque une relance du processus UPM, il n'y avait pas eu de ministérielle depuis six mois », a déclaré à l'AFP le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, coprésident de la réunion de Paris. Mais officiellement, il faudra attendre la rencontre du 7 juillet pour que, d'un commun accord des 43 membres, l'UPM soit remise sur les rails. « On croise les doigts, mais on y croit », a affirmé à l'AFP un responsable français. Mais s'il attend d'Israël le respect de ses engagements antérieurs sur une solution à deux États, israélien et palestinien, « le groupe arabe ne sera pas celui qui bloquera » le dégel de l'UPM, a souligné M. Nasseri.
Lancée en grande pompe à Paris le 13 juillet 2008 par le président Nicolas Sarkozy, l'UPM vise à convertir l'espace méditerranéen en zone de paix par le biais de projets, en particulier sur l'environnement ou le transport. Cette initiative phare a buté en début d'année, avant même de s'être doté d'une structure, sur le conflit israélo-arabe, tout comme s'était enlisé le dialogue euro-méditerranéen de Barcelone lancé en 1995. Aucun pays arabe, y compris l'Algérie ou la Syrie, n'a cependant claqué la porte, tandis que l'Égypte, coprésidente avec la France, œuvrait à une reprise du dialogue, côté sud de la Méditerranée.
Face au scepticisme ambiant, Henri Guaino, conseiller de M. Sarkozy, a imposé la logique de « l'union de projets » et de solidarités concrètes au cœur de l'UPM dont il est l'initiateur et le maître d'œuvre. Un fonds « inframed » pour le financer a été lancé en avril. Des experts, y compris Palestiniens et Israéliens, se sont aussi assis en juin autour d'une même table pour parler de dépollution marine ou de protection civile. De premiers projets - solaire, eau, urbanisme durable - devaient être labellisés « UPM » à l'issue de la réunion d'hier à Paris. Un plan solaire sur le pourtour méditerranéen - 130 centrales à l'horizon 2020 - a beaucoup progressé. Ces projets de partenariat publics et privés « ne sont pas suffisants pour que la paix s'installe miraculeusement en Méditerranée, mais ils en sont une condition », avait souligné à l'AFP M. Guaino.
Si, comme cela semble probable, le déblocage du dialogue politique intervient début juillet, une floraison de réunions et six ministérielles devront se tenir d'ici à la fin de l'année. C'est aussi avant la fin 2009 que, grâce à des réunions activement organisées par l'Espagne, l'UPM devrait être dotée d'une structure opérationnelle, son secrétariat étant basé à Barcelone.
Victime collatérale de la guerre de Gaza, l'Union pour la Méditerranée (UPM) s'apprête à surmonter cette grande épreuve, juste avant son premier anniversaire. Fruit d'un patient travail de la France, épaulée par l'Égypte, la sortie de crise doit intervenir le 7 juillet à Bruxelles lors d'une réunion du comité des hauts représentants des 43 membres européens, méditerranéens et arabes. Les pays arabes, qui avaient exigé le gel de l'UPM en réaction à la meurtrière intervention israélienne à Gaza, du 27 décembre au 19 janvier derniers, ont pris la décision de participer à cette réunion cruciale. « Le groupe arabe, Palestiniens compris, y participera, en...
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