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Liban - Législatives 2009 : Les Résultats Détaillés

Beyrouth I : l’ancrage au sein du 14 Mars

La toute récente publication par le ministère de l'Intérieur des résultats détaillés des élections législatives, urne par urne, autorise un examen plus ou moins approfondi de la physionomie confessionnelle du vote à partir des chiffres officiels.
À Beyrouth I, une circonscription dont les cinq sièges ont été emportés par la liste du 14 Mars, le tout premier enseignement que nous livrent ces chiffres est que la démocratie y a fonctionné de manière assez satisfaisante.
La polarisation politique radicale de la bataille a conduit l'écrasante majorité des électeurs de toutes les communautés à déposer l'une ou l'autre liste dans l'urne, sans recourir au panachage. Cela est clairement démontré par les résultats très rapprochés des candidats d'une même liste, ce qui signifie que le vote personnel a été cette fois-ci l'exception plutôt que la règle.
Des tableaux ci-dessous, il ressort de façon indiscutable que les communautés non dominées par un courant politique unique, c'est-à-dire les maronites, les grecs-orthodoxes, les grecs-catholiques et les minorités chrétiennes ont donné une avance confortable au 14 Mars. Les trois principales communautés chrétiennes ont exprimé des tendances remarquablement proches, frisant les 60 % des suffrages en faveur de la majorité sortante.
Ce constat dément les allégations de partisans de l'opposition au lendemain du scrutin, selon lesquelles la victoire du 14 Mars à Beyrouth I a été acquise grâce au vote sunnite. Certes, la minorité sunnite d'Achrafieh s'est massivement exprimée en faveur de ce camp. Mais le 14 Mars l'emporte même sans ces voix, qui sont d'ailleurs partiellement contrebalancés par les suffrages chiites, lesquels se sont portés encore plus massivement sur la liste du CPL.
Aussi prévisible que pouvait l'être le vote sunnite, il n'en a pas moins recelé, dans une circonscription aussi hautement symbolique que celle-ci, une importante signification historique. Que près de 2 600 électeurs sunnites, sur un total de 3 000, déposent dans l'urne le nom du fils de Bachir Gemayel montre l'ampleur des transformations réalisées par le « haririsme » dans cette communauté. Est-il possible de continuer à ignorer cette réalité, comme certaines parties chrétiennes insistent à le faire ?
Tout aussi prévisible a été le vote arménien, qui a confirmé, une fois de plus, la prépondérance du Tachnag au sein de cette communauté. Mais les résultats cachent quelques disparités : d'abord entre arméniens-orthodoxes et arméniens-catholiques, ces derniers étant nettement moins unanimes en faveur de l'opposition ; ensuite, au niveau de la participation, beaucoup plus forte à Achrafieh qu'à Rmeil, où pourtant les inscrits arméniens sont plus nombreux.

Voici la répartition communautaire des voix dans les trois quartiers formant la circonscription de Beyrouth I :

Abréviations :
Mar (maronites)
GrO (grecs-orthodoxes)
GrC (grecs-catholiques)
ArO (arméniens-orthodoxes)
ArC (arméniens-catholiques)
SyC (syriaques-catholiques)
Sun (sunnites)
Chi (chiites)
Mix (urnes mixtes)
Moy (moyenne).

La toute récente publication par le ministère de l'Intérieur des résultats détaillés des élections législatives, urne par urne, autorise un examen plus ou moins approfondi de la physionomie confessionnelle du vote à partir des chiffres officiels.À Beyrouth I, une circonscription dont les cinq sièges ont été emportés par la liste du 14 Mars, le tout premier enseignement que nous livrent ces chiffres est que la démocratie y a fonctionné de manière assez satisfaisante.La polarisation politique radicale de la bataille a conduit l'écrasante majorité des électeurs de toutes les communautés à déposer l'une ou l'autre liste dans l'urne, sans recourir au panachage. Cela est clairement...
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