Le gouvernement allemand a "invité" lundi l'ambassadeur d'Iran à Berlin à venir s'expliquer au ministère des Affaires étrangères, après que Téhéran eut accusé les Occidentaux d'"ingérence" dans ses affaires intérieures.
"Au vu de ces déclarations que nous avons trouvées déconcertantes, nous avons invité l'ambassadeur iranien cet après-midi au ministère, en vue d'un entretien où nous allons lui demander une explication, une clarification", a déclaré devant des journalistes le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Andreas Peschke.
L'objectif de cet entretien, pour le gouvernement allemand, sera de "s'informer en quoi consistent ces reproches que nous ne pouvons comprendre", a ajouté le porte-parole.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Gernot Erler a également rejeté les accusations de Téhéran. "Nous ne devons pas nous laisser intimider par les menaces de l'Iran", a-t-il dit dans un entretien à la radio régionale WDR.
Le président iranien ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection contestée est à l'origine de la crise actuelle, a durci le ton dimanche contre l'Occident.
Il a en particulier accusé les Etats-Unis et la Grande-Bretagne d'"ingérences" dans les affaires intérieures iraniennes, tandis que son gouvernement a convoqué les ambassadeurs et représentants des 27 pays de l'Union européenne en poste à Téhéran.
Dimanche également, la chancelière allemande Angela Merkel avait appelé Téhéran, dans un communiqué au ton particulièrement ferme, à procéder à un nouveau décompte du scrutin présidentiel et à s'abstenir de toute violence contre les manifestants.
"Au vu de ces déclarations que nous avons trouvées déconcertantes, nous avons invité l'ambassadeur iranien cet après-midi au ministère, en vue d'un entretien où nous allons lui demander une explication, une clarification", a déclaré devant des journalistes le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Andreas Peschke.
L'objectif de cet entretien, pour le gouvernement allemand, sera de "s'informer en quoi consistent ces reproches que nous ne...


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