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Moyen Orient et Monde

Les réactions internationales contre Téhéran se durcissent

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy prennent la tête des critiques
La chancelière allemande Angela Merkel a pris la tête des critiques contre l'Iran hier, au lendemain d'une manifestation qui a fait au moins 10 morts, tandis que le ton monte entre Téhéran et les pays européens.
Dans un communiqué particulièrement ferme, Mme Merkel a appelé Téhéran à procéder à un nouveau décompte du scrutin présidentiel et à s'abstenir de toute violence contre les manifestants. Le régime iranien doit « autoriser les manifestations pacifiques, ne pas faire usage de violence à l'encontre des manifestants, libérer les opposants emprisonnés et autoriser les médias à couvrir librement » les événements, a ajouté la chancelière. « L'Allemagne est aux côtés de celles et ceux qui, en Iran, veulent faire usage de leur droit à s'exprimer et à se réunir librement », a souligné Mme Merkel, ajoutant : « Les droits de l'homme et du citoyen doivent être pleinement respectés, et cela vaut aussi pour l'Iran. »
Sur un ton plus modéré, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini s'est déclaré « affligé par les pertes de vies humaines » en Iran et a appelé ce pays à résoudre « pacifiquement » le plus vite possible la crise née de l'élection présidentielle.
De son côté, dans une interview à l'agence de presse Qatar News Agency, le président français Nicolas Sarkozy a qualifié d' « inexcusable » l'attitude de Téhéran « face au désir légitime de vérité d'une grande partie de la population iranienne ».
L'UE, selon le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kohout, dont le pays assure la présidence tournante, prépare une réaction. Ses ambassadeurs en poste à Téhéran ont été convoqués par les autorités iraniennes, a-t-il ajouté.
Samedi, le président américain Barack Obama avait haussé le ton, appelant le gouvernement iranien « à mettre fin à tous les actes de violence et d'injustice contre sa propre population ». « Le droit universel au rassemblement et à la liberté d'expression doit être respecté, et les États-Unis se tiennent aux côtés de ceux qui cherchent à exercer ce droit », a-t-il poursuivi. Il s'agissait de ses déclarations les plus fermes depuis le début de la crise iranienne. Mais ces propos n'ont pas dévié de sa ligne consistant à ne pas « s'ingérer » dans les affaires intérieures iraniennes, en dépit de la pression croissante des critiques qui, aux États-Unis, exigent plus de fermeté.
En outre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué hier « les actes de courage incroyables » des manifestants iraniens qui, selon lui, soulignent la « vraie nature du régime » au pouvoir à Téhéran. Le président israélien Shimon Peres a exprimé hier son soutien à l'opposition iranienne en souhaitant la disparition du gouvernement en place à Téhéran. « Que les jeunes fassent entendre la voix de la liberté pour une politique positive. Que les femmes iraniennes, qui sont un groupe très courageux, fassent entendre leur soif d'égalité et de liberté », a déclaré Peres en anglais dans un discours. « Je ne sais vraiment pas ce qui disparaîtra en premier, leur uranium enrichi ou leur gouvernement appauvri », a ajouté le président israélien.
En Europe, des manifestations de soutien aux opposants iraniens se sont déroulées à Hambourg (plus de 2 000 personnes) et Berlin (plusieurs centaines). À Paris, ils étaient également plusieurs centaines, tandis qu'une centaine de personnes ont manifesté à La Haye et quelques dizaines à Moscou.

La chancelière allemande Angela Merkel a pris la tête des critiques contre l'Iran hier, au lendemain d'une manifestation qui a fait au moins 10 morts, tandis que le ton monte entre Téhéran et les pays européens.Dans un communiqué particulièrement ferme, Mme Merkel a appelé Téhéran à procéder à un nouveau décompte du scrutin présidentiel et à s'abstenir de toute violence contre les manifestants. Le régime iranien doit « autoriser les manifestations pacifiques, ne pas faire usage de violence à l'encontre des manifestants, libérer les opposants emprisonnés et autoriser les médias à couvrir librement » les événements, a ajouté la chancelière....
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