Mais la rébellion chiite a nié toute responsabilité : « Ce sont des accusations infondées, une conspiration des autorités pour ternir l'image de la rébellion Houti, dont aucun membre n'a jamais eu recours à ce genre d'acte honteux », a déclaré un porte-parole. Il a en revanche affirmé que le rapt avait eu lieu dans un secteur sous le contrôle des forces gouvernementales dans le centre de la ville de Saada.
Pour les ambassades allemande et britannique au Yémen, « le groupe est porté disparu en l'absence de contact avec ses membres depuis vendredi soir, alors que les informations sur leur rapt n'ont pas été confirmées », a déclaré à l'AFP un diplomate à Sanaa.
Le Yémen, pays à structure tribale, est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers par des tribus, qui veulent ainsi pousser les autorités à satisfaire leurs demandes. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité libérés sains et saufs.

