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Liban - Pause Verte

Un rêve d’élections au vert fixe

Les élections qui se sont déroulées dimanche, et leurs résultats surtout, ont montré que les électeurs ont, dans leur écrasante majorité, voté pour des listes entières. Notre système électoral majoritaire nous ouvrant, jusqu'à nouvel ordre, la voie au panachage (largement pratiqué dans des scrutins passés), le vote pour des listes entières est particulièrement significatif, du fait qu'il indique que les votants sont plus intéressés à apporter leur soutien à la ligne politique qu'ils appuient, ou, plus souvent encore, à montrer leur désapprobation d'une ligne donnée, qu'à choisir leurs candidats individuellement. Les qualificatifs de « fatidique », « crucial », « existentiel » ou, plus simplement, « important » qu'on a donnés à ce scrutin n'ont pas eu une mince influence sur les électeurs, seuls dans l'isoloir.
Toutefois, sans vouloir entrer dans le détail des réalisations de chaque partie en matière de protection de l'environnement, ou dans la proportion accordée aux questions écologiques dans les programmes électoraux des uns et des autres, revenons à nos propres réflexes d'électeurs, du moins par souci de bilan pour l'avenir. Suivant quelles considérations accordons-nous notre voix à tel ou tel candidat ? La dégradation environnementale, avec ses ramifications qui nous empoisonnent si souvent la vie, y a-t-elle une place ? Qu'est-ce qu'un vote change dans notre vie quotidienne ?
Avons-nous hésité, quand l'occasion s'est présentée, à écrire sur le bulletin de vote les noms de personnes que nous savons être les auteurs d'actions nuisibles à notre environnement, sinon de crimes écologiques, et ce « pour la bonne cause » ? Dans le Liban d'avenir, quel qu'il soit, pour lequel, nous a-t-on dit, nous avons réellement voté cette fois, quelle part sera réservée à l'environnement et aux autres questions de la vie quotidienne ? La fièvre des élections est passée, un nouveau gouvernement sera bientôt en voie de formation : il est temps de se poser, et de poser, la question.
En effet, pour avoir voté en faveur de tel ou tel autre camp politique, cela ne signifie pas pour autant que nous sommes condamnés à la passivité pour les quatre années à venir. En toute logique, ajourner l'action civique qui consiste à demander des comptes, dans les urnes, à ces hommes politiques, ne devrait pas pour autant nous dissuader de faire pression pour régler les questions épineuses durant leur mandat au Parlement. Au moins à ce niveau, nous pourrions faire preuve d'un sentiment de citoyenneté.
« I have a dream. » Cette phrase ultracélèbre de Martin Luther King pourrait s'appliquer à tous ceux d'entre nous qui rêvent que les prochains scrutins porteront moins sur un débat sans cesse renouvelé sur des questions existentielles, comme l'identité du pays - nous espérons être arrivés à un consensus d'ici là, n'est-ce pas la moindre des choses ? - et davantage sur les véritables soucis quotidiens qui sont communs à nous tous. Le seul débat autorisé serait alors celui qui porte sur l'avenir du pays, proche et lointain. Or, qu'est-ce qui est plus important que de léguer aux générations futures un territoire habitable, propre, vert, non pas semblable à celui que nous avons si prestement gâché, mais meilleur ?
Rêvons...
Les élections qui se sont déroulées dimanche, et leurs résultats surtout, ont montré que les électeurs ont, dans leur écrasante majorité, voté pour des listes entières. Notre système électoral majoritaire nous ouvrant, jusqu'à nouvel ordre, la voie au panachage (largement pratiqué dans des scrutins passés), le vote pour des listes entières est particulièrement significatif, du fait qu'il indique que les votants sont plus intéressés à apporter leur soutien à la ligne politique qu'ils appuient, ou, plus souvent encore, à montrer leur désapprobation d'une ligne donnée, qu'à choisir leurs candidats individuellement. Les qualificatifs de...
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