Avec M. Assad, M. Carter a également abordé la question des législatives de dimanche dernier au Liban. Il a qualifié le scrutin de « succès ». « Nous étions très satisfaits du fait qu'aucune partie n'a porté d'objections quant aux résultats » du vote, a dit M. Carter. L'ex-président américain a également indiqué que lors de son séjour au Liban, il avait souhaité rencontrer les dirigeants du Hezbollah. Toutefois, selon lui, ces derniers lui ont signifié une fin de non-recevoir.
Engager des négociations directes avec le Hamas
Hier soir, M. Carter a rencontré les chefs des factions palestiniennes basées à Damas, notamment le leader du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal. Il a appelé les États-Unis à engager « des négociations directes » avec le mouvement islamiste palestinien, estimant qu'il est « impossible de réaliser la paix entre les Palestiniens et Israël sans l'implication du Hamas aux côtés du Fateh », le parti du président palestinien Mahmoud Abbas. « Nous espérons voir des progrès pour l'unification des deux principales forces en Palestine, le Fateh et le Hamas », a-t-il ajouté, soulignant la volonté du gouvernement américain « d'être impliqué de façon plus active et plus solide dans le processus que lors des 16 années précédentes », soit depuis les accords d'Oslo. Il a aussi appelé à la libération des « 11 700 Palestiniens emprisonnés en Israël, dont 400 femmes et enfants », ainsi que l'élargissement de « presque tous les candidats du Hamas élus au suffrage universel lors des législatives de janvier 2006 ». M. Carter a également assuré que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, « n'a toujours pas opté pour la solution à deux États et ne semble pas prêt à répondre à la demande du président Obama de geler la construction des colonies » dans les territoires palestiniens.
Pour sa part, dans un entretien au quotidien panarabe Achark al-Aousat, Khaled Mechaal a déclaré que « le discours d'Obama au sujet du Hamas contient un langage nouveau. Nous espérons (...) qu'il renoncera aux conditions posées pour des relations avec le Hamas ». « Il a déclaré qu'il ouvrait une nouvelle page avec la région. Les entretiens avec les Iraniens se feront sans préalable, de même avec les Syriens. Alors, pourquoi pose-t-il des conditions pour le Hamas ? » a insisté M. Mechaal.

