Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Mitchell et Solana demain à Beyrouth

L'émissaire américain pour le Proche-Orient a visité hier Israël et se rendra aujourd'hui à Ramallah, puis à Beyrouth demain, et enfin vendredi à Damas.
Au premier jour de sa nouvelle mission dans la région, le représentant spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell, a réitéré le souhait du président Barack Obama de voir la colonisation juive cesser et Israël accepter l'idée d'un État palestinien indépendant. Reçu par le président israélien Shimon Peres, l'ex-sénateur démocrate a toutefois déclaré que ces deux exigences, qui ne sont pas reprises à son compte par le nouveau Premier ministre, Benjamin Netanyahu, n'empêchaient pas les États-Unis et l'État hébreu de rester amis et alliés. « Permettez-moi d'être clair. Ce ne sont pas des désaccords entre adversaires. Les États-Unis et Israël sont et resteront des alliés et amis proches », a déclaré George Mitchell, artisan des accords de paix de 1998, dits du vendredi saint, en Irlande du Nord.
George Mitchell a rencontré par la suite Benjamin Netanyahu, auquel le président Barack Obama a réitéré la veille au téléphone certains éléments du discours qu'il a prononcé jeudi dernier au Caire sur le gel des colonies et l'avènement d'un État palestinien, ainsi que « son engagement à garantir la sécurité d'Israël ». Le Premier ministre israélien a pour sa part formulé l'espoir que leurs discussions feraient « progresser notre quête de paix et de sécurité avec nos voisins palestiniens et tout le monde arabe ». « C'est notre objectif, notre objectif commun, et je me réjouis de coopérer avec vous pour y parvenir », a dit le chef du gouvernement israélien à l'émissaire américain.
George Mitchell doit rencontrer aujourd'hui le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. Ce dernier a dit qu'il serait inutile de reprendre des discussions de paix à moins qu'Israël cesse les constructions dans les colonies juives et accepte une solution au conflit basée sur deux États.
Après Ramallah, M. Mitchell se rendra jeudi à Beyrouth, a annoncé hier le porte-parole du département d'État, Ian Kelly. « Dans le cadre de l'engagement du président (Obama) à travailler pour faire avancer la paix globale dans la région », M. Mitchell se rendra à Beyrouth jeudi, et enfin vendredi à Damas où il passera aussi le week-end, a précisé M. Kelly. Il s'agira de la première visite de l'émissaire américain au Liban. Des responsables à Beyrouth ont indiqué que M. Mitchell sera accompagné au Liban par le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana.
M. Kelly n'a pas établi de lien entre la date de sa visite à Damas et les élections libanaises, se contentant d'indiquer que c'était une « bonne période » pour un tel voyage et que l'administration Obama la considérait comme étant d'une « priorité élevée ». M. Mitchell avait fait une demande de visa pour la Syrie il y a plusieurs semaines. M. Kelly a également indiqué que cette visite s'inscrivait dans le sillage du discours du président américain Barack Obama au Caire, visant à améliorer les relations des États-Unis avec le monde arabo-musulman. La visite de M. Mitchell en Syrie est le signe d'un engagement accru des États-Unis après les visites le mois dernier à Damas du secrétaire d'État adjoint américain par intérim au Proche-Orient, Jeffrey Feltman, et de l'un des principaux membres du Conseil à la sécurité nationale, Daniel Shapiro.
Au premier jour de sa nouvelle mission dans la région, le représentant spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell, a réitéré le souhait du président Barack Obama de voir la colonisation juive cesser et Israël accepter l'idée d'un État palestinien indépendant. Reçu par le président israélien Shimon Peres, l'ex-sénateur démocrate a toutefois déclaré que ces deux exigences, qui ne sont pas reprises à son compte par le nouveau Premier ministre, Benjamin Netanyahu, n'empêchaient pas les États-Unis et l'État hébreu de rester amis et alliés. « Permettez-moi d'être clair. Ce ne sont pas des désaccords entre adversaires. Les États-Unis et...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut