Dans cette partie du globe, il reste un ticket direct à pourvoir. Et la situation est plutôt cocasse. Depuis plusieurs mois, l'équipe de la Corée du Nord joue les trouble-fêtes dans le groupe B. Elle a même occupé la première place jusqu'au 1er avril dernier. Ce jour-là, son plus grand rival, la Corée du Sud, l'emportait à Séoul par la plus petite des marges (1-0). Et, désormais, la République de Corée détient une partie du destin « mondial » de la sélection dirigée par Kim Jong-hun. En effet, elle affronte l'Arabie saoudite, 3e du groupe, qui se trouve à un point seulement de la Corée du Nord. Si les coéquipiers de Park Ji-sung l'emportent, ils donneraient un sérieux coup du main à leurs rivaux. Dans le cas contraire, la RDP Corée serait dans l'obligation de battre... l'Arabie saoudite le 17 juin prochain.
Depuis plus d'un demi-siècle, les relations inter-Corées sont exécrables. Malgré plusieurs rapprochements économiques et culturelles effectués ces dernières années, les rapports sont, de nouveau, très tendus depuis le second essai nucléaire réalisé il y a quelques jours par Pyongyang.
L'effet Obama
Alors, histoire de manifester symboliquement sa colère, la sélection sud-coréenne va-t-elle se montrer généreuse face à l'Arabie saoudite après-demain ? Possible.
Dans un autre genre, les États-Unis et l'Iran tentent de se rapprocher. Après 30 ans de rupture diplomatique, l'élection de Barack Obama a amorcé une reprise de dialogue. Et, comme souvent, le sport sert d'exemple. Le week-end dernier, les fédérations iranienne et états-unienne de football se sont mises d'accord pour organiser deux matches amicaux. Le premier match aura lieu à Téhéran le 10 octobre prochain, tandis que la seconde manche se déroulera un mois plus tard, le 14 novembre. Ali Kafashian, le président de l'IFF (Fédération iranienne de football), « espère que, d'ici là, les deux sélections auront obtenu leur ticket pour la Coupe du monde ». Si l'équipe américaine a de fortes chances d'y parvenir, l'Iran devra, pour sa part, batailler ferme. Les coéquipiers d'Ali Karimi devront battre l'EAU et la Corée du Sud afin de décrocher une place de barragiste. Autant dire que la route du Mondial est aussi longue que celle du dialogue avec les États-Unis...

