Rafael Nadal, avis de tempête
Quadruple tenant du titre, l'Espagnol est tombé de très haut lorsque Robin Soderling l'a sorti dès les huitièmes de finale. Un tremblement de terre - Nadal n'avait encore jamais perdu à Roland-Garros - dont les répliques risquent de se prolonger. Touché au genou, le Majorquin s'est retiré du tournoi du Queen's, dont il détient le trophée, et pourrait manquer Wimbledon, où il est également le vainqueur sortant.
Robin Soderling, en hausse
Le Suédois n'avait encore jamais dépassé le troisième tour dans un grand chelem. Il est directement passé à la finale dans le tournoi majeur qui convient a priori le moins à ce spécialiste des surfaces rapides. Une grosse surprise dont il va tirer une confiance énorme. Passé du 25e au 12e rang mondial, il sera à surveiller à Wimbledon.
Novak Djokovic, très nuageux
Considéré comme le principal concurrent de Nadal, le Serbe a plié bagage dès le troisième tour, battu en trois sets par Philipp Kohlschreiber. Une contre-performance étonnante pour le deuxième meilleur joueur de terre battue de la saison qui va tenter de rebondir sur gazon. En attendant, il perd du terrain sur Andy Murray.
Andy Murray, en hausse
Auteur d'une excellente saison sur terre pour la première fois de sa carrière, l'Écossais a confirmé avec un quart de finale à Roland-Garros. Il a encore beaucoup à apprendre sur la surface qu'il maîtrise le moins, mais il commence à la dompter. Très attendu à Wimbledon.
Juan Martin Del Potro, ciel dégagé
Alors qu'un gouffre sépare les quatre meilleurs du reste de la concurrence, l'Argentin, de seulement 20 ans, a montré qu'il pourrait rapidement venir s'immiscer dans la lutte au sommet. Il a mené deux sets à une face à Federer en demi-finale avant de pêcher par manque d'expérience. Le temps joue en sa faveur.
Svetlana Kuznetsova, soleil persistant
Cinq ans après son titre à l'US Open, la Russe a ajouté un deuxième grand chelem à son palmarès. On ne l'attendait plus vraiment à ce niveau après avoir manqué une pléiade de titres par excès de nervosité. Le plus grand exploit de cette spécialiste de la terre battue aura été de maîtriser son stress. Elle retrouve le top 5 mondial.
Dinara Safina, maussade
Finaliste comme en 2008, la n° 1 mondiale a encore saboté son tournoi par une émotivité extrême qui, après un parcours très solide et un printemps exceptionnel, l'a fait complètement passer à côté de sa finale. Si elle ne parvient pas à dompter ses démons, elle aura du mal à réussir une carrière à la hauteur de son potentiel.
Serena Williams, gris
Battue par Kuznetsova en quarts de finale, l'Américaine, qui restait sur deux victoires en grand chelem, a une nouvelle fois manqué le coche à Paris, où elle n'a plus dépassé ce stade de la compétition depuis 2003. Aussi pataude sur le court que peu loquace en dehors, la n° 2 mondiale a déçu par son manque d'investissement.
Ana Ivanovic, en chute libre
Après son titre à Paris en 2008, la Serbe était devenue n° 1 mondiale. Hier, elle n'est plus que 13e après douze mois très difficiles. Son élimination en huitièmes de finale n'a pas été vécue comme une énorme surprise, mais comme la confirmation d'une trajectoire en chute libre. Inquiétant, surtout qu'à 21 ans elle a avoué déjà se sentir « vieille ».

