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Lifestyle - Portrait

Dita von Bliss, à prendre ou à laisser…

Depuis qu'elle rapporte dans nos pages ce que quelqu'un lui a dit sur des airs de Carla Bruni, au détour d'un voyage, d'une soirée ou autour d'un café, Dita von Bliss est celle par qui le « scandale arrive ». Portrait d'une signature qui déchaîne toutes les passions.
On a tout dit sur cette chère Dita. Le meilleur comme le pire. On lui a prêté les identités les plus fantasques, les toilettes les plus convoitées. Certaines rumeurs sont totalement invraisemblables, d'autres auraient pu être crédibles, mais bon... Motus et bouche cousue.
Pour pouvoir faire son métier d' « espionne » dans la cour des grands mondains, il lui fallait un pseudo, bien évidemment. Emprunté à la célèbre Dita von Teese, icône fétichiste américaine, le trash en moins, Dita adore l'élégance. « Ce pseudo avait une personnalité, il sonnait bien, comme un son qui claque », nous dit-on. Il lui fallait ainsi changer sans cesse de visage et d'identité. Porter un surnom, comme une seconde peau, pour, discrètement, se faufiler, telle un critique gastronomique, dans toutes les sauces de la crème libanaise. Se métamorphoser, être invisible.
N'en déplaise à certains, choqués par ses indiscrétions et ses potins jugés quelquefois déplacés, Dita est une journaliste qui peut également rédiger, sous une autre signature, des articles sur les femmes battues, des recettes de cuisine, des commentaires sur les derniers propos de Aoun ou Joumblatt, des pages de mode ou écrire sur la disparition d'un académicien. S'indigner des injustices et s'amuser follement des mondanités.
Faire ce métier n'est guère facile. Il lui faut hanter les lieux, aller à la source, arpenter le terrain, ouvrir grand les oreilles qu'elle n'a pas chastes, recueillir des informations, car elle ne peut pas être partout, et garder le ton léger. Et puis... résister à quelques susceptibilités. « Ce que je rapporte, répond Dita, lorsqu'on la blâme, n'a rien de secret. Mon but n'est pas d'écrire des choses scandaleuses, mais de partager les potins de la ville, comme il a toujours été d'usage, même durant les années de guerre. Ces mondanités existent, je n'invente rien. Et puis, ajoute-t-elle, il faut avouer que les Libanais adorent savoir ce qui se passe chez monsieur X ou madame Y. Et en parler, en exclusivité ! » Pour preuve, cette rubrique qui est très lue, même par ceux qui la critiquent. Et LA question qui circule depuis janvier même dans les locaux de son quotidien préféré : « Mais qui est donc cette Dita von Bliss ? »

Portrait inachevé
« Je ne tiens pas à dévoiler mon identité, souligne-t-elle. Pour l'unique raison que je trouve ce mystère tellement plus amusant ! Quand d'éventuels noms circulent, ça me fait sourire. » Elle est bien évidemment mondaine, « mais pas trop ! » Son carnet d'adresses est plein à craquer d'amis qui vont de A à Z, son agenda truffé de déjeuners, dîners, soirées qui fleurissent comme le printemps. « Rapporter ces moments un peu superficiels, poursuit-elle, répond également à un besoin de légèreté, qui dissipe, l'instant de quelques lignes, la lourdeur d'une situation politique qui pèse sur le moral des troupes. Cet intermède permet, par moments, d'être étranger au chaos ambiant. C'est également une manière légère d'illustrer les nombreux visages de Beyrouth. » La décision de reprendre cette rubrique, qui a longtemps fait les beaux jours du journal, s'est imposée suite à une demande d'un lectorat qui a envie de savoir les in, les out, les best of d'une ville qui adore la vie. « La rubrique des potins a toujours été dérangeante, provocante, agaçante et... séduisante. Je donne libre cours à mon envie de m'amuser, de miser sur le panache, le glamour. » Alors, quand les lecteurs, ces dames surtout, qui sont « beaucoup plus susceptibles et difficiles à gérer que la gente masculine », sortent leurs griffes et leur colère démesurée, « offensées par ce lèse-majesté », Dita se désole de ce manque d'humour... triste. « Nous ne dévoilons pas des histoires secrètes ou privées. Nous ne courons pas derrière les scandales. Il faut avoir un sacré problème pour avoir honte de ce que l'on porte ou d'un dîner que l'on a donné ! La vie mondaine est par définition publique... Nous avons, précise-t-elle, des lignes rouges que nous ne dépasserons jamais. Pas d'histoires personnelles ou intimes, pas de scandales ou de propos vulgaires. Nous ne lançons pas de rumeurs, nous rapportons des faits. » Alors, quand elle ne peut pas être à un événement, Dita récolte toutes les informations nécessaires, undercover, les confirme et les rapporte dans ses colonnes. « Je reçois aussi des lettres déposées à L'Orient-Le-Jour par des personnes qui ont envie de partager le grand déjeuner qu'elles ont donné, la soirée, les fiançailles de leur fille. »
Enfin, conclut l'œil du cyclone, qui devient la nuit œil de lynx, « je suis ouverte à toute proposition, tout commentaire, et tout potin d'un événement auquel Dita von Bliss n'a pu aller ! L'adresse électronique est la suivante : ditavonbliss@hotmail.com ».
On a tout dit sur cette chère Dita. Le meilleur comme le pire. On lui a prêté les identités les plus fantasques, les toilettes les plus convoitées. Certaines rumeurs sont totalement invraisemblables, d'autres auraient pu être crédibles, mais bon... Motus et bouche cousue.Pour pouvoir faire son métier d' « espionne » dans la cour des grands mondains, il lui fallait un pseudo, bien évidemment. Emprunté à la célèbre Dita von Teese, icône fétichiste américaine, le trash en moins, Dita adore l'élégance. « Ce pseudo avait une personnalité, il sonnait bien, comme un son qui claque », nous dit-on. Il lui fallait ainsi changer sans cesse de visage et d'identité. Porter...
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