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Liban

Le souvenir de Samir, pour conjurer la violence

Pour la quatrième commémoration de l'assassinat de Samir Kassir, le 2 juin 2005, à Achrafieh, les journalistes se sont mobilisés hier pour dénoncer la violence physique et morale qui continue de les viser de la part de certains responsables politiques. Un important rassemblement a été organisé dans ce cadre au jardin portant le nom de Samir Kassir, près de l'immeuble d'an-Nahar. « L'Association des journalistes contre la violence » et la fondation Samir Kassir « Skeyes » (pour la défense de la liberté d'expression) ont organisé l'événement. Une pétition stigmatisant la violence dont sont la cible les journalistes a été signée par les journalistes, les rédacteurs en chef et les personnalités présentes au rassemblement, notamment le ministre de l'Information Tarek Mitri, le député Élias Atallah et le président de l'ordre de la presse, Mohammad Baalbacki.
Les organisateurs ont lancé un appel à la solidarité à un moment où, selon eux, les attaques médiatiques répétées du Hezbollah, qui a souvent recours aux accusations de traîtrise contre la société civile du 14 Mars, ainsi que la libération des quatre généraux pourraient constituer un indice précurseur d'une possible nouvelle vague de violence contre les journalistes. Les organisateurs ont rappelé sur ce plan les propos de l'ancien directeur général de la Sûreté générale Jamil Sayyed contre les médias à sa sortie de prison.
Le texte de la pétition est l'expression de ce refus de toute violence exercée contre les journalistes. En voici le texte intégral : « Nous commémorons aujourd'hui l'assassinat de Samir Kassir, le martyr de la presse libre, de la parole militante et de l'intifada de l'indépendance.
« En cette journée de Samir Kassir, nous nous souvenons des valeurs nobles pour lesquelles il est tombé en martyr, et nous lui promettons de poursuivre sur cette voie difficile et honorable. Nous n'oublierons pas que Samir Kassir a fait face au despotisme, qu'il a refusé de se soumettre à l'autocensure... Nous aussi, nous y ferons face et nous dirons non. Nous n'oublierons pas que Samir Kassir était l'un des plus grands défenseurs de l'indépendance du Liban et de la cause palestinienne... et nous en serons les défenseurs nous aussi. Nous n'oublierons pas que Samir Kassir a été un des pionniers à voir venir le printemps de Beyrouth, le printemps des Arabes... et nous resterons fidèles à cette idée. En cette journée de Samir Kassir, nous nous souvenons de ce terrorisme qui l'a poursuivi de toutes parts sans jamais le terroriser... nous nous en souvenons, sans abdiquer face au terrorisme.
« En ce jour, et alors que l'enquête sur l'assassinat de Samir Kassir est désormais aux mains de la justice internationale, nous nous devons, en tant que libanais, journalistes et intellectuels, de nous solidariser pour refuser toute violence contre les médias et contre la liberté d'expression...
« Notre existence n'a aucun sens hors de l'espace de liberté... »
Notons qu'au cours du rassemblement, de grands portraits flottants des journalistes martyrs ont été déposés à la surface du bassin du jardin Samir Kassir. Parmi ces portraits flottants, ceux des journalistes martyrs Nassib Metni, Kamel Mroué, Riad Taha, Sélim Laouzi, Gebran Tuéni, Samir Kassir ainsi que celui du sociologue français Michel Seurat, mort en détention après avoir été enlevé par une milice locale dans la banlieue sud durant la guerre.
Pour la quatrième commémoration de l'assassinat de Samir Kassir, le 2 juin 2005, à Achrafieh, les journalistes se sont mobilisés hier pour dénoncer la violence physique et morale qui continue de les viser de la part de certains responsables politiques. Un important rassemblement a été organisé dans ce cadre au jardin portant le nom de Samir Kassir, près de l'immeuble d'an-Nahar. « L'Association des journalistes contre la violence » et la fondation Samir Kassir « Skeyes » (pour la défense de la liberté d'expression) ont organisé l'événement. Une pétition stigmatisant la violence dont sont la cible les journalistes a été signée par les journalistes, les rédacteurs...
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