Le bureau de communication de la campagne de Siniora et Hariri a répondu par un communiqué à une déclaration de Saad, dans laquelle celui-ci affirmait que « le candidat Fouad Siniora a prouvé qu'il n'était pas une personnalité populaire, à moins qu'on ne prenne en considération ces délégations qu'on convoque dans les palais à coups de mandats d'amener ». Dans leur communiqué, M. Siniora et Mme Hariri s'insurgent contre ces paroles « insultantes pour les familles de Saïda, venues rencontrer hebdomadairement leur candidat aux élections ». « Les familles de Saïda ne sont pas convoquées, elles viennent visiter la maison du martyr Rafic Hariri pour rencontrer celui qui les représente et représente leurs intérêts », poursuit le communiqué.
Et de conclure : « La ville de Saïda est appelée le 7 juin à élire ceux qui la représentent au Parlement, et elle restera une ville unifiée après les élections. »
De son côté, M. Saad a poursuivi sa virulente campagne contre le Premier ministre, qu'il a accusé d'être « indifférent à la misère des gens qu'il a lui-même causée par ses politiques, sans s'interdire de l'exploiter à des fins électorales », l'affublant du titre de « père des impôts ». Il a estimé qu'une « véritable guerre » est menée contre lui, « allant de Washington et passant par l'Europe et Riyad ». Selon lui, « des sommes astronomiques et des moyens médiatiques énormes sont employés au service de Fouad Siniora ». « Mais tous ceux-là ne connaissent pas l'histoire résistante de Saïda », a-t-il dit, estimant que « Saïda surprendra tout le monde le 7 juin par son vote en faveur d'une ligne bien connue ».
M. Saad a déclaré que c'est lui « qui, le 7 mai (2008), a empêché la discorde de gagner Saïda », ajoutant que « c'est nous qui leur demanderons des comptes pour ce qu'ils ont commis le 7 mai ». Il a accusé « Siniora de vouloir, par sa candidature, donner à la ville le label de ce qui a été appelé révolution du Cèdre et celui des forces usées du 14 Mars », mettant en garde contre « des troubles politiques résultant de cela ».
Insistant sur la situation des ménages à Saïda, M. Saad a assuré que « les familles vivant sous le seuil de pauvreté dans la ville sont passées de 31 % à 45 % depuis que Siniora est au pouvoir ». « Vous voulez humilier les gens et exploiter leur misère que vous avez vous-même causée, et vous voulez qu'ils frappent à la porte de vos palais pour que vous les gratifiez d'un argent qui est à l'État, mais les habitants de Saïda ne vendront pas leur dignité pour tout votre argent », a-t-il ajouté.

