Le ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, du parti anti-immigration de la Ligue du Nord, a immédiatement salué « une journée historique dans la lutte contre l'immigration clandestine », dans une interview à la chaîne de télévision italienne Canale 5. Le rapatriement immédiat des immigrants interceptés au large des côtes libyennes « peut représenter un tournant dans la lutte » contre ce phénomène, a- t-il affirmé, en exprimant l'espoir que des patrouilles maritimes conjointes italo-libyennes pourraient démarrer « dans les prochains jours ». Les 227 immigrants, dont 40 femmes, avaient lancé par téléphone des SOS au sud-est de l'île italienne de Lampedusa dans une zone d'assistance et de recherche sous la responsabilité de Malte. Les deux pays avaient refusé tour à tour mercredi soir d'accueillir les immigrés avant que Tripoli n'accepte de les reprendre. Dans le cadre d'un accord d'amitié entre l'Italie et la Libye, signé en août 2008, les autorités de Tripoli se sont engagées à renforcer la lutte contre l'immigration clandestine, notamment à travers des patrouilles mixtes en mer. De son côté, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est dit « très inquiet » après l'annonce du renvoi en Libye des migrants. Certains de ces immigrés pourraient être des prétendants légitimes à l'asile politique, a indiqué à l'AFP Laura Boldrini, porte-parole en Italie du HCR, affirmant qu'ils « n'ont pas pu faire de demande (...) car ils n'ont même pas été accueillis ». De même, l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a condamné comme un « évènement terrible » ce premier rapatriement immédiat. Le président de MSF-Italie a réclamé un débat au Parlement italien.
Moyen Orient et Monde - Libye
Tripoli reprend des immigrés pour la première fois
OLJ / le 08 mai 2009 à 00h42
Le ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, du parti anti-immigration de la Ligue du Nord, a immédiatement salué « une journée historique dans la lutte contre l'immigration clandestine », dans une interview à la chaîne de télévision italienne Canale 5. Le rapatriement immédiat des immigrants interceptés au large des côtes libyennes « peut représenter un tournant dans la lutte » contre ce phénomène, a- t-il affirmé, en exprimant l'espoir que des patrouilles maritimes conjointes italo-libyennes pourraient démarrer « dans les prochains jours ». Les 227 immigrants, dont 40 femmes, avaient lancé par téléphone des SOS au sud-est de l'île italienne de Lampedusa dans une zone d'assistance et de recherche sous la responsabilité de Malte. Les deux pays avaient refusé tour à tour mercredi soir d'accueillir les immigrés avant que Tripoli n'accepte de les reprendre. Dans le cadre d'un accord d'amitié entre l'Italie et la Libye, signé en août 2008, les autorités de Tripoli se sont engagées à renforcer la lutte contre l'immigration clandestine, notamment à travers des patrouilles mixtes en mer. De son côté, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est dit « très inquiet » après l'annonce du renvoi en Libye des migrants. Certains de ces immigrés pourraient être des prétendants légitimes à l'asile politique, a indiqué à l'AFP Laura Boldrini, porte-parole en Italie du HCR, affirmant qu'ils « n'ont pas pu faire de demande (...) car ils n'ont même pas été accueillis ». De même, l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a condamné comme un « évènement terrible » ce premier rapatriement immédiat. Le président de MSF-Italie a réclamé un débat au Parlement italien.

