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Économie - Liban - Automobile

Dépôt de bilan de Chrysler : quel impact sur le marché local ?

L'annonce d'un plan de sauvetage du géant américain aurait un impact positif sur les ventes du constructeur au Liban.
L'annonce jeudi dernier, par le président américain Barack Obama, du dépôt de bilan de Chrysler et de l'alliance avec Fiat, n'est pas sans impact sur le marché local, où les ventes des voitures Chrysler, Dodge et Jeep (appartenant au groupe Chrysler et distribuées par la société T. Gargour & Fils), ont augmenté de près de 42 % au premier trimestre de l'année. « En effet, cette restructuration devra se répercuter positivement, étant donné qu'elle met fin à plusieurs mois de turbulences et qu'elle vise à rendre l'un des premiers constructeurs automobiles mondiaux plus solide et plus rentable que dans le passé », souligne César Aoun, directeur du groupe Chrysler au sein de la société T. Gargour & Fils.
Qualifiée par le président américain de faillite « positive », cette opération de sauvetage de l'un des trois grands de Detroit vise en effet à faire du groupe le 6e constructeur automobile mondial à moyen terme. Elle s'inscrit en tout cas sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites, qui porte sur une restructuration d'une compagnie et non sur sa liquidation (prévue dans le chapitre 7 de cette même loi). Quant à la procédure de dépôt de bilan, elle devra durer entre 30 et 60 jours et sera accompagnée d'une prise de participation initiale de 20 % de Fiat dans Chrysler (pouvant aller jusqu'à 51 %) et une autre de 8 % du gouvernement américain et une de 2 % du gouvernement canadien. Pour le directeur du groupe Chrysler au Liban, « l'entrée en jeu de Fiat va sans doute donner un nouveau souffle à l'esprit Chrysler, à travers l'introduction de nouveaux modèles plus économes ».
Grâce à son savoir-faire technologique et son grand goût du design, le groupe automobile italien permettra en effet la construction dans les usines américaines de nouveaux véhicules consommant moins et répondant mieux à la demande du moment. «Ceci nous permettra ainsi de gagner une plus grande part du marché libanais, grâce au ciblage d'un nouveau segment de clients », affirme César Aoun, qui dit s'attendre au lancement d'ici à 2011 de plusieurs modèles dont le prix sera inférieur à 20 000 dollars. Aujourd'hui, la voiture la moins chère proposée par la compagnie coûte près de 26 000 dollars tandis que les prix varient en moyenne entre 45 000 et 55 000 dollars. Outre le niveau des prix, l'introduction sur le marché de petites cylindrées appartenant au groupe Chrysler « devra attirer davantage d'automobilistes, comme en témoigne déjà l'engouement pour la Chrysler Sebring, la Jeep Patriot et la Dodge Caliber, toutes les trois conçues avec un moteur de quatre cylindres ».
Le lancement de ces modèles économes a d'ailleurs dopé les ventes du groupe, qui ont augmenté de 36 unités au premier trimestre de 2007 à 54 unités, fin mars 2009, accusant ainsi une hausse de 50 % en deux ans. La compagnie espère continuer sur cette lancée, en misant sur la vigueur de la consommation interne, mais également sur le nouveau plan de l'administration américaine pour le redressement du géant de l'automobile. En parallèle, la société continue d'assurer toutes les prestations à ses clients, qu'il s'agisse des services de vente ou d'après-vente. « Quant à la concession exclusive, elle restera aux mains des distributeurs actuels », assure le directeur du groupe, sur un ton visiblement confiant.

B .K.
L'annonce jeudi dernier, par le président américain Barack Obama, du dépôt de bilan de Chrysler et de l'alliance avec Fiat, n'est pas sans impact sur le marché local, où les ventes des voitures Chrysler, Dodge et Jeep (appartenant au groupe Chrysler et distribuées par la société T. Gargour & Fils), ont augmenté de près de 42 % au premier trimestre de l'année. « En effet, cette restructuration devra se répercuter positivement, étant donné qu'elle met fin à plusieurs mois de turbulences et qu'elle vise à rendre l'un des premiers constructeurs automobiles mondiaux plus solide et plus rentable que dans le passé », souligne César Aoun, directeur du groupe Chrysler au sein de la...
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