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Liban

Sfeir met en garde contre les atteintes à la justice

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a mis en garde contre toute tentative de toucher à la justice.
La partie politique de l'homélie dominicale du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, était axée sur le dossier de la justice. « Il faut que la justice soit préservée, que les mauvaises langues s'abstiennent de l'évoquer en des termes qui n'ont rien à voir avec la réalité, à des fins purement politiques », a déclaré Mgr Sfeir, soulignant aussi l'importance de l'immunité des juges « réputés pour leurs connaissances et leur intégrité ».
Après avoir félicité les quatre généraux pour leur remise en liberté, le patriarche a exprimé l'espoir que toute la lumière soit faite sur l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, « afin qu'elle cesse de faire l'objet d'une polémique ».
Le dossier de la justice a été également évoqué au cours de l'entretien du chef de l'Église maronite, avec une délégation du Comité de suivi pour l'établissement d'un tribunal spécial. Le président de la commission, Victor Ghorayeb, a présenté au patriarche le projet prévu pour ce tribunal, intitulé : « Les personnes victimes d'une injustice... levain de la révolution du Cèdre », en présence de M. Antoine Zahra, représentant du groupe de députés qui vont présenter le texte à la Chambre, sous forme de proposition de loi, et de M. Élias Zoghbi, représentant le secrétariat général du 14 Mars.
M. Ghorayeb a expliqué que « l'appel du patriarche en 2000 a été le premier pas en direction de la mise en place de ce projet, destiné à régler les effets des verdicts rendus injustement à l'encontre de nombreux Libanais, toutes appartenances communautaires et régionales confondues, sous l'occupation syrienne ». La deuxième étape s'est exprimée par le rassemblement de témoignages et les études juridiques internationales.
Selon M. Ghorayeb, le projet s'articule autour de quatre axes principaux : injecter du sang nouveau au niveau du corps judiciaire concerné par le Tribunal spécial pour le Liban, de manière à ce que les chambres soient mixtes, formées de juges et de conseillers qui ne soient pas magistrats, faire en sorte que les décisions relatives aux paiements d'indemnités soient prises par une autorité supérieure, ce qui commande la mise en place d'un Comité judiciaire financier indépendant et mixte, appliquer le principe de la reddition des comptes et former un comité supérieur pour la réalisation de la justice, chargé de veiller sur l'action du TSL. Ce comité aura à sa tête le président du Conseil supérieur de la magistrature et sera composé des présidents du Conseil d'État et de l'Inspection judiciaire.
La partie politique de l'homélie dominicale du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, était axée sur le dossier de la justice. « Il faut que la justice soit préservée, que les mauvaises langues s'abstiennent de l'évoquer en des termes qui n'ont rien à voir avec la réalité, à des fins purement politiques », a déclaré Mgr Sfeir, soulignant aussi l'importance de l'immunité des juges « réputés pour leurs connaissances et leur intégrité ».Après avoir félicité les quatre généraux pour leur remise en liberté, le patriarche a exprimé l'espoir que toute la lumière soit faite sur l'affaire de l'assassinat de l'ancien...
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