« Peu m'importe qui conduit. Ce serait fantastique d'avoir une femme pilote noire et juive dans la F1 », a renchéri Bernard Charles Ecclestone pour qui les pilotes ne sont pas assez médiatiques, ajoutant qu'il faudrait des personnalités comme par exemple le footballeur anglais David Beckham. Il ne s'en est pas tenu qu'à cette sortie. Loin de là. Il a aussi déclaré que certains pilotes de F1, dont l'Espagnol Fernando Alonso (Renault), sont « stupides » de ne pas s'impliquer suffisamment dans la promotion du circuit mondial, comme continue par exemple à le faire l'ex-pilote anglais Jackie Stewart. Par ailleurs, le détenteur des droits commerciaux de la F1 s'est frotté les mains de la couverture médiatique du changement de règlement cette saison, une bonne chose, car ainsi les journalistes « passent leur temps à parler de (ces changements) et de la formule 1 ».
Sur des sujets plus sérieux, le richissime patron de la F1 a par ailleurs soutenu les réductions de coûts imposées pour la saison en cours : « On ne peut pas continuer à gaspiller autant d'argent qu'auparavant. On peut être compétitif avec des budgets réduits. » Au sujet du championnat, il a estimé que Fernando Alonso dispose du « talent nécessaire » pour être à nouveau champion du monde, comme en 2005 et 2006, mais qu'il lui « manque la voiture » pour y parvenir. Bernie Ecclestone a ensuite précisé qu'il avait cru un moment que « l'accord était bouclé » pour un transfert d'Alonso chez Ferrari, mais que « quelqu'un avait dit (à Alonso) qu'il se trompait ».
Enfin, le patron de la F1 s'est gardé de tout pronostic sur le nom du futur champion, estimant que Jenson Button (Brawn GP) comme Sebastian Vettel (Red Bull) pouvaient devenir champions s'ils disposaient de « la voiture adéquate ». Ses détracteurs n'ont pas fini de se morfondre : l'homme d'affaires de 78 ans a indiqué qu'il comptait demeurer à son poste tant qu'il aurait « des forces » pour continuer.

