Devant un parterre de parents et d'amis, dont les anciens ministres Michel Eddé et Marwan Hamadé, l'ambassadeur Juan Carlos Gafo a d'emblée mis en exergue les relations entre le Liban et l'Espagne, qui « depuis l'époque de la fondation des premières colonies phéniciennes sur la côte ibérique jusqu'à nos jours ont eu cette affinité, cette ressemblance », ajoutant qu'il y a toujours « des personnes distinguées, des représentants exceptionnellement doués dans leur société de naissance qui, par leur activité publique et leurs talents, rapprochent un peu plus nos deux pays, en enrichissant ainsi la vie de leurs compatriotes ».
Rendant hommage à l'éditorialiste de L'Orient-Le Jour, Issa Goraieb, et à travers lui à la profession de journalisme, Juan Carlos Gafo a considéré que « dans le monde d'aujourd'hui, rien n'est possible sans l'appui de la presse, qui par son travail d'information au quotidien diffuse les nouvelles du monde de la culture, publie les exploits des entrepreneurs et fait connaître la réalité du monde à ses lecteurs. Sans le travail des grands journalistes éditorialistes, comme Issa Goraieb, tout labeur de promotion diplomatique serait stérile. Issa Goraieb, depuis les pages de L'Orient-Le Jour, a toujours su donner aux lecteurs libanais une information de qualité sur les affaires concernant l'Espagne, une vision authentique, dynamique et ouverte de la réalité de notre pays ».
Les présidentes des festivals
S'adressant ensuite aux présidentes des festivals, qui ont œuvré pour la consolidation des échanges culturels entre le Liban et l'Espagne, l'ambassadeur a souligné que « le travail de May Arida est sans doute un bon exemple qui rapproche les peuples, et qui a réussi à ce que le public libanais connaisse un peu mieux l'héritage culturel espagnol, grâce à la participation au Festival de Baalbeck d'artistes comme Ainhoa Arteta, Antonio Linares ou Eva la Yerbabuena ».
Myrna Boustani est aussi une de ces personnes qui, « par sa vocation de mécène et son activité professionnelle, a toujours montré son intérêt pour la culture espagnole, surtout en 2007, lorsqu'elle a été entièrement consacrée à l'Espagne », a signalé Juan Carlos Gafo, affirmant qu'« en parlant de culture au Liban, on doit parler aussi du Festival de Beiteddine, dont la présidente et fondatrice, Nora Joumblatt, est une des principales représentantes du monde de l'art et de la culture au Liban. Des noms espagnols, comme Montserrat Caballé, José Carreras, Sara Baras, Joaquin Cortés, ou La Fura dels Baus, font déjà partie de la longue liste de succès du festival ; et grâce à l'initiative de Mme Joumblatt, le public libanais a pu jouir de leurs performances ».
Last but not least, l'ambassadeur d'Espagne a estimé que c'était un grand honneur pour lui de décorer un homme de l'envergure de Ghassan Tuéni, « grand ami de l'Espagne et PDG du quotidien en langue arabe le plus lu au Liban, un quotidien qui a toujours gardé un espace pour les événements d'Espagne, qu'il suit avec autant de précision que de sympathie », a dit l'ambassadeur Gafo avant de conclure : « À tous, félicitations, et un grand merci pour votre excellent travail. » La cérémonie des décorations a été suivie d'un cocktail dans les jardins de la résidence.

